
Formés en 2003, les Wombats ont acquis une notoriété méritée résultant d'une machine à tubes des plus appréciables quatre ans plus tard. Quatre ans, c'est le même laps de temps qu'il aura fallu pour danser à nouveau sur des titres majeurs, toujours justes, renfermés dans « This Modern Glitch ».
Il est toujours difficile pour un groupe d'être candidat à sa propre succession après avoir rendu une première copie sans bavure. Pas pour The Wombats à priori qui démontrent une nouvelle fois un talent certain pour trouver la mélodie capable de faire bouger sans rien innover. Un talent propre aux groupes de Liverpool va t-on dire ? Pas pour tous.
Si « A Guide To Love, Loss & Desperation » sonnait new-wave, ce deuxième disque des liverpuldiens - Japon exclus - l'est d'avantage si l'on tient compte de l'intronisation de synthés, et de chœurs lyriques beaucoup plus présents.
Sur « This Modern Glitch », pas autant de singles potentiels qu'en 2007 mais des refrains toujours incisifs comme sur The Perfect Disease, aussi redoutable qu'un Kill The Director en ouverture. Les deux singles Jump Into The Fog et Tokyo (Vampires & Fog) s'imposent comme pionniers de la musique revendiquée par le trio tandis que le génial Schumacher The Champagne conclut ce voyage à l'époque de Joy Division. Entre temps, les Wombats proposent des chansons de la veine de « A Guide To Love... » (Girls/Cars) et se rappellent au temps de l'année 1996.
Pour le collectif emmené par Matthew Murphy, pas une ombre de doute, l'avenir s'annonce radieux. En attendant la suite, Let's Dance To The Wombats !
Olivier Cougot
www.thewombats.co.uk
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