Du 9 septembre au 2 octobre 2011« Partout dans le monde, à chaque instant de la vie, on porte, on emporte avec soi l’amant, l’amante, l’ami, le frère, le père, ou la trace seulement qu’ils ont laissée dans nos bras. On est aussi porté par eux. Voici cinq histoires indépendantes, comme des nouvelles, réparties en 13 séquences, qui mettent en situation, ici deux jeunes mariés en costume de cérémonie cherchant éperdument l’endroit sacré pour leurs noces, là un soldat dérivant avec le corps de son ennemi dans les bras, ou encore un homme portant en pleine nuit, sur un pont, le corps évanoui de son amante, ou cette fi lle portant son père dans une forêt profonde, un ancien maquis où il a combattu autrefois et aimé follement une femme…
Ces personnages ont ceci en commun qu’ils ont été amenés, à un moment ou à un autre de leur vie, à prendre la tangente, comme ça, brusquement, portant dans leurs bras, sur leur dos, autour du cou, le corps de l’autre pour d’étranges épopées. Ils ont transgressé un ordre, un code, une règle, une loi, un usage, ont prononcé un écart irréductible par rapport au « bel ordonnancement social », et sont partis, l’un portant l’autre dans ses bras, vivant, évanoui, endormi, mort, tous habités de violence, de tendresse, de désir, de mystère aussi, qui les font trembler, les rapprochent et les séparent, leur font prendre des chemins obliques.
Les voici qui arrivent, enlacés, leurs corps emmêlés. Ils viennent de loin, passent par le théâtre comme un lieu inévitable, nécessaire, comme si le plateau n’était qu’une étape au cours de leur épopée, un espace provisoire où ils se tiennent un moment avant d’en repartir et d’y revenir autrement, plus tard, ayant traversé, vécu autre chose…
Aux prises avec les forces de vie et de mort qui les habitent, ils forment de petits blocs d’humanité cocasses, tragiques, anachroniques, qui marchent, tracent, titubent, errent à la surface de la terre, et font, qu’ils le veuillent ou non, l’expérience de l’amour, même paradoxal, mystérieux, ou violent… cet infini mouvement entre lumière et ténèbres. »
Arlette Namiand
Ombres portées
De Arlette Namiand (Les Solitaires intempestifs)
Mise en scène Jean-Paul Wenzel
Collaboration chorégraphique Thierry Thieû Niang
Avec Frédéric Baron, Arthur Igual, Yedwart Ingey, Jenny Mutela, Anne Rebeschini et Lou Wenzel
Scénographie Jean-Paul Wenzel // Costumes Cissou Winling // Son : Philippe Tivillier // Lumières / vidéo : Thomas Cottereau // musique live - composition / interprétation : Groupe Olen’k : Manuel Costa, Elise Montastier-Costa.
Ombres portées
Du 9 septembre au 2 octobre 2011
Du mardi au samedi 20h30
dimanche 16h30
Plein tarif : 18 € // tarifs réduits 14 € et 10 €
Mercredi tarif unique 10 €
Théâtre de la Tempête - Cartoucherie
Route du Champde-Manoeuvre
75012 Paris
M° Château-de-Vincennes, puis navette Cartoucherie ou bus 112 (station en zone 3)
www.la-tempete.fr
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