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    Django Django – Waveforms EP

    11 octobre 2011
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    DJANGO DJANGO – Waveforms EP

    « Le temps donne la possibilité de choisir et nous en avons eu plein », déclare Vincent Neff, le chanteur et guitariste qui – avec le bassiste Jimmy Dixon et Tommy Grace au synthétiseur – complète la formation. « Personne n’est venu nous mettre la pression, ni nous imposer un producteur pour enregistrer un album en deux semaines », explique Maclean. « Peut-être que la prochaine fois nous devrons nous soumettre aux exigences d’un tyran réclamant à tous prix des tubes, mais cette fois-ci nous avons pu nous payer le luxe de réfléchir à ce que nous voulions faire et comment. »

    Le quatuor, qui s’est rencontré à l’art school d’Edimbourg, a commencé à se faire connaître après avoir progressivement migré à Londres il y a deux ans. Le single Storm/Love’s Dart, sorti en 2009, propose un style de rock affirmé, audacieux et empreint de psychédélisme, mêlant des touches électro avec des instrumentations live pures et dures. Les quatre musiciens sont ensuite restés reclus pour essayer de voir jusqu’où ils pourraient pousser leur idée de départ. Le résultat est éloquent : Django Django ressemble au disque d’un groupe qui pose les premières limites, méticuleusement calculées, d’un vaste univers dont ils sont les seuls à connaître les secrets. Ici chaque titre est semblable à une nation d’harmonies, de rythmes et de textures à part entière. « En fait, nous nous sommes peu souciés de savoir si l’ensemble constituerait un album – nous nous sommes dit que les similarités entre les chansons s’imposeraient d’elles-mêmes », explique Tommy.

    En pratique, cela donne un premier morceau bucolique dans la veine des Beach Boy à tomber par terre, Hail Bop, qui côtoie les guitares plus rudes à la Bo Diddley de Life’s A Beach ou encore les couplets travaillés et élaborés de “Firewater” et les soupirs de cow-boy endormi de Silver Rays. Quant à Default et Waveforms, les futurs singles, le premier sonne comme un soulèvement dans une fabrique d’armes mexicaine tandis que le second évoque Rock And Roll Part 2 de The Glitter Band en train de disparaître à l’horizon comme une lanterne céleste s’envolant très haut dans les cieux.

    En concert à Paris (La Cigale), le 6 novembre 2011, dans le cadre du festival Les Inrocks Black XS.

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