Orléans, le 10 novembre 2010
En tournée dans toute la France, les Housse de Racket se rendaient au Bouillon, toute nouvelle salle inaugurée un mois plus tôt au cœur du campus universitaire orléanais. Loin d’être aidé par les aléas de la journée (un régisseur qui prend la fuite à 12h30), le duo a trouvé le moyen de sortir un set de haute volée, là où beaucoup de groupes se seraient contentés de prendre leur cachet.
« Rapprochez-vous mes amis ! »
Eparpillés, les spectateurs sont invités à se rapprocher dès l’introduction de Human Nature, titre inaugural du concert. Sous un déluge de lasers verts, Pierre et Victor provoquent un premier séisme, suivi de l’impeccable Château, servi par un son qui ne l’est pas moins. Une heure de show intense, tendu, où « Alésia » est revisité dans sa quasi-totalité. Cohérents dans leurs choix, les Housse de Racket savent où ils vont pour rebondir (Oh Yeah), gèrent les temps forts (Roman) et installent le chaos sur l’excellente version rallongée d’Aquarium.
Lors du rappel, Pierre introduit Synthétiseur (meilleur titre du soir) sur un clavier vintage, et balance les premiers riffs, accompagné des gestes métronomiques de Victor, impeccable derrière sa batterie. Une autre version étendue pour conclure un concert — ni plus ni moins — exceptionnel.
Acclamés par un public orléanais réputé difficile, les Housse de Racket n’ont finalement pas eu besoin de grand chose pour inverser la tendance (une salle à moitié pleine), leur musique faisant le travail. Soyons clairs, sur une scène, ces deux gars là, souriants et bien élevés dans la vie, sont une machine de guerre. Pour le live, ils dépassent déjà certaines de leurs références. Au hasard, Phoenix, et de loin.
Olivier Cougot
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