Du 23 au 27 novembre 2011Au premier regard, le travail de Maximilien Musetti est constitué de formes abstraites remuantes, particules qui se divisent, cellules qui se répètent, matière en gestation qui pulse, danse, tournoie, grouille et s’agite. Tout commence au fusain, médium brut, pour le premier jet formant des organismes synthétiques destinés à muter. Puis l’écriture des formes relève d’un processus primaire de création, de l’expression vitale d’une peinture travaillée avec les doigts fouillant le comportement chaotique des systèmes, formant dans la matière son magma cellulaire.
Cette petite danse improvisée avec la toile, ou la pensée touche avant de voir, la charge d’une énergie vitale. Puis la pensée se pose. Elle jauge, elle analyse, elle projette et construit la totalité sensorielle vivante de l’œuvre.
Au rythme des sensations primaires succède un autre rythme, celui du temps articulé par la lumière. Sous les couches de couleurs suintent les peintures phosphorescentes réagissant à l’environnement, pour mieux déborder du cadre et entrer en résonance avec le monde. Soumise à une lumière ultraviolet, l’oeuvre vibre d’une nouvelle dynamique, et cette autre harmonie propose une perception élargie aux résonances immatérielles. Eclairée, sa nature organique s’éteint et les étoiles dansent.
Maximilien Musetti
Du 23 au 26 novembre, de 10h à 20h
Le dimanche 27 novembre, de 10h à 15h
Vernissage le mardi 22 novembre, de 18h à 21h30
Galerie Céline Moine
38, rue Quincampoix
75004 Paris
[Visuel : Maximilien Musetti, Vanité, 2010. 180 x 146 cm. Courtesy galerie nomade Céline Moine]
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