Jusqu'au 17 décembre 2011Théâtre du Marais
En 1598, William Shakespeare a écrit une tragédie. Dans cette tragédie, il y a des personnages principaux, des secondaires, et des non-nommés. Il y a Ophélie, dont le frère est parti à l’étranger et dont la mère est déjà morte. Ophélie, amoureuse d’Hamlet, à qui l’on fait bien comprendre que son rang doit l’empêcher d’espérer, Ophélie éconduite, Ophélie repoussée, Ophélie dont le père meurt de la main de l’homme qu’elle aime et qui semble sombrer dans la folie. Ophélie qui se noie consciemment dans un ruisseau.
Souvent envisagée comme figure poétique ou muse, Ophélie incarne la nature, l’innocence et la pureté désarmées, le dernier espoir, dont l’âme flotte, écrit Rimbaud, depuis « plus de mille ans »… Mais revenons à nos moutons, puisqu’il s’agit bien de ça. Imaginons qu’au moment où elle quitte le palais pour la dernière fois, on ait ordonné à cinq serviteurs non-nommés de la tragédie Shakespearienne de guetter les troncs de cinq arbres et de ne pas bouger jusqu’à ce qu’elle revienne. Bon, elle s’est noyée, certes, mais eux sont toujours là…
Liberté Egalité Ophélie
Ecrit et mis en scène par Louise Pasteau
Jusqu'au 17 décembre les mercredis, jeudis, vendredis et samedis à 19h
(Relâche les mercredis 23 novembre et 7 décembre)
Réservation au 01 45 44 88 42
Théâtre du marais
37, rue Volta
75003 Paris
M° République, Arts & Métiers ou Temple
www.theatre-du-marais.com
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