Le 5 décembre 2011
Adeptes de substances hallucinogènes, look d’adolescents, attitude laxiste... Les Black Lips ont tout du groupe punk absolu. Ce soir, le collectif d’Atlanta lançait la rébellion dans une Maroquinerie sold-out avec l’aide d’un public largement acquis à sa cause.
Une heure quinze durant, Jared (Voix, basse) et sa bande de gentils décérébrés balancent l’apocalypse d’une seule traite. Tandis que la fosse bondit sans interruption, les spectateurs environnants gesticulent, médusés. Au programme, des chansons crétines — et mélodiquement parfaites — de trois minutes sur lesquelles les fans explosent. Sur scène, lesdits fans dansent, embrassent leurs idoles du soir et retournent vite dans la cour de récréation, repoussés par un staff bodybuildé.
Déjà bien agitée, la foule repart de plus belle sur le titre Bad Kids où la bière vole sans aucun état d’âme. Lors du rappel, le groupe revient pour trois titres et conclut un concert où le thème du « n’importe quoi » aura pris le dessus l’espace d’une soirée. En sortant, les oreilles sifflent et les hymnes — flower punk — intergénérationnels se fredonnent.
Même après dix ans d’existence et pléthore de titres à reprendre, les Black Lips sont restés dans une bulle juvénile un peu répétitive. Un jour, il faudra être et faire plus grand, mais pour l’instant, c’est juste parfait.
Olivier Cougot
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