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Wang Keping - Renaissance - Galerie Zürcher

Galerie ZurcherDu 7 janvier au 29 février 2012  
Galerie Zürcher  

Wang Keping est, à la fin des années 1970, l’un des fondateurs du premier groupe d’artistes chinois non-officiels (aussi appelés « non-conformistes ») baptisé Xing Xing (Les Etoiles) parce que se souvient-t-il « nous étions alors les seules lueurs qui brillaient dans une nuit sans fin. De plus, les étoiles qui semblent si petites vues de loin peuvent se révéler de gigantesques planètes. »


Ses premières œuvres sont explicitement politiques : Idole ou Silence (1979) qui eurent un grand retentissement furent exposées au Centre Georges Pompidou en 1989. Elles constituent avec les œuvres d’Ai Wei Wei datant de la même époque le noyau de l’exposition « Blooming in the Shadows, Unofficial Chinese Art 1974-1985 » au China Institute in America à New York (15 septembre – 11 décembre 2011).

En 1984, Wang Keping est expulsé et choisit la France comme terre d’asile. A ses yeux, la France est la patrie de Rodin, de Maillol et de Brancusi. C’est donc en France qu’il développe l’essentiel de son oeuvre de sculpture dont le matériau de prédilection est le bois. Mais pas à la manière occidentale — autrement dit en « dégageant » la forme — mais au contraire en accompagnant les formes naturelles de l’arbre, en utilisant la spécificité du bois en tant que « matière vivante ». Le veinage et les lignes de fente sont également mis à contribution. Ainsi que le remarque Bertrand Lorquin : « choisir des formes préexistantes semble un défi pour un sculpteur qui veut réinventer la représentation et la figure. Ce n’est pas seulement une démarche poétique, mais bien plus un rapport au monde. » A la fois figurative et abstraite, primitive et raffinée la sculpture de Wang.

Keping emprunte au caractère charnel du bois que souligne l’usage de la patine au feu. « Le bois est superficiellement brûlé, remarque Sylvain Lecombre, pour obtenir une teinte qui semble totalement pénétrer la masse du corps représenté. » Réfractaire à toute forme d’idéologie, la sculpture de Wang Keping, dans sa recherche de la plus extrême simplicité mise en oeuvre avec une étonnante économie de moyens, exalte tantôt le corps féminin, tantôt celui de l’oiseau pour exprimer le désir et la renaissance. En témoignent ses deux plus récentes figures monumentales : Jeunesse et Amour maternel présentées ici après avoir été exposées au Parc Monceau devant le Musée Cernuschi dans le cadre de l’exposition « Artistes chinois à Paris » (9 septembre – 31 décembre 2011).

Bernard Zürcher


Wang Keping - Renaissance

Du 7 janvier au 29 février 2012

Vernissage le samedi 7 janvier 2012


Galerie Zürcher
56, rue Chapon
75003 Paris

www.galeriezurcher.com

 
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