Sortie le 16 janvier 2012 Emprunté à un bar Death-Metal de Stockholm, Trailer Trash Tracys est un nom qui sonne bien. Un choix évident aussi, tant la musique du quatuor basé à Londres est noire. Aussi noire que celle de Glasvegas à qui Susanne Aztoria et sa bande sont comparés. Pourtant, c’est du côté de New-York que les T.T.T se sont inspirés dès le milieu des années 2000 (The Rapture, Interpol). Bien leur en a pris puisque le résultat, sobrement intitulé « Ester », est excellent.
Garder l’authenticité nécessaire en conservant des « sources basiques et minimales », voilà l’idée commune des Trailer Trash Tracys. Mission réussie sur ce premier album déstructuré et spatial. Ici, on ne triche pas. Toute production soignée dehors, la réverbération approximative donne la ligne directrice de l’ensemble et écrase toute bonne sonorité. Un concept pratiqué sur le premier Raveonettes et résumé en à peine deux minutes sur Rolling-Kiss The Universe, titre introductif.
Forte d’une voix obsédante, la partie féminine (et scandinave) du T.T.T attire l’oreille sur You Wish You Were Red, succédé par l’enchanteur Dies In 55. Plus mystique, Engelhardt’s Arizona et sa ligne de guitare empruntée à Led Zeppelin est une sorte de voyage au pays de Daft-Punk. Plus traditionnel, Strangling Good Guys sonne plus 60’s tandis que le trip-hop s’invite avec Starlatine.
Dans le registre, les Trailer Trash Tracys ne sont pas les précurseurs mais, à l'écoute de ce premier album, nul doute qu'ils n'ont rien à envier à leurs homologues.
Olivier Cougot
Trailer Trash Tracys - Ester
Domino Records
Sortie le 16 janvier 2012
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