Sortie le 6 février 2012Lille, mère porteuse de talents ? Pourquoi pas. Plus que jamais, la province a pris le pouvoir dans l’élevage de groupes, reléguant Paris au second plan. Après Reims et Clermont-Ferrand notamment, c’est donc à la capitale nordiste d’être exposée avec l'éclosion des explosifs Skip The Use.
Formé en 2008 autour de l’intenable Mat Bastard, le quintette a réussi en peu de temps à se faire une réputation de groupe live inévitable. Energiques et chaotiques dans l’effort, mélodiques dans les compositions, les Lillois ont trouvé la recette miracle pour attirer les foules. Une mécanique bien huilée qui n'est pas prête de s'enrayer.
Give Me Your Life, pierre angulaire
Dans la continuité d’un premier album sorti en 2009, le collectif n’a pas lésiné sur la rock attitude pour écrire « Can Be Late ». Fait rare, trois titres déjà présents sur l’éponyme « Skip The Use » ont été réenregistrés pour l’occasion. Une stratégie qui s’avère payante avec — entre autres — l’excellent Give Me Your Life, véritable pierre angulaire d’un ensemble Punk/Funky/rock plaisant.
Toujours en anglais, Mat Bastard chante des textes simples et universels (« I’m the king of the world on my skate-board ») avec une légèreté juvénile propre aux groupes punk d'antan. Punk, Can Be Late l'est, mais a pour avantage de proposer une diversité sonore. Ici, les guitares funk sévissent et l'ensemble groove. Quarante-quatre minutes durant, les chansons défilent à vitesse grand V, s'écoutent avec des sourires et provoquent des mouvements de la tête compulsifs.
Avec des titres comme Ghost, Antislavery, et Give Me Your Life, les Skip The Use ont de quoi mettre la France et le monde à leurs pieds, ou presque. Comme le groupe le revendique, « Time flies, we are not ready to die ». Et c'est tant mieux.
Olivier Cougot
Skip The Use - Can Be Late
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