
Le 21 février 2012, le Point Ephémère accueillait Trailer Trash Tracys et Oberhofer, réunis pour partager l’affiche du Firework Festival. Une soirée qui avait fière allure du côté des bords de Seine tant ces deux groupes ont fait parler d'eux ces derniers temps.
Dans une ambiance bon enfant, la salle se remplit vite et les spectateurs se placent judicieusement aux endroits stratégiques pour éviter de se retrouver derrière l’imposant pilier. Comme toujours, des problèmes de son (récurrents ici) viennent retarder le début de concert du jeune Oberhofer et de ses sbires. Entre deux chansons, le chanteur/ guitariste baragouine quelques mots de français très approximatifs et parle de « canard ». Un mot aussi énigmatique que la musique présentée, forte de sonorités puissantes et de mélodies bien pensées. Sur scène, les musiciens s’échangent leurs instruments, passant volontiers de xylophone à guitare, de guitare à basse, et le résultat escompté sonne bien. Egalement original dans les voix (sifflements, beats en tout genre), Oberhofer s’en tire bien et cède sa place aux londoniens de Trailer Trash Tracys avec les honneurs.
Avec une presse quasi-unanime derrière eux et un bon album à défendre, les TTT ne se la jouent pas et proposent un set astucieux, mélange de rock psychédélique et de new-wave. De bonnes chansons, du gros son, et des musiciens besogneux, concentrés sur leurs instruments. Cheveux plaqués, retours visibles, la chanteuse filiforme semble quant à elle figée sur la scène, exposée aux lumières rouges, comme tétanisée par l’immense attente. On entend ça et là des spectateurs comparer la musique ambiante au générique de « Twin Peaks »; reste que les Trailer Trash Tracys, peu à leur avantage ce soir-là, ont un univers bien à eux. Un univers orné de quelques stras à écouter en boucle en rentrant chez soi.
Olivier Cougot
Photo par Jacob Khrist
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