La Galerie Isabelle Gounod présente la première exposition personnelle de Julien des Monstiers, réunissant peintures et objets témoignant de la démarche de l'artiste à la recherche de " la dernière aventure " possible, celle des Pôles. Du 29 avril au 30 mai...
L'artiste collecte sur ses toiles les paysages d'une banquise éclatée où les icebergs ressemblent à des vaisseaux fantômes et réunit des objets divers, telles les preuves annonciatrices d'une dévastation programmée.
Ce jeune artiste de vingt cinq ans aborde l'Art comme un " lieu de résistance ", pour dit-il se " planquer " pendant la dévastation, dans le foisonnement de ses territoires plastiques, entre peinture et installations. Si son travail trouve ses sources dans l'actualité, il en est pourtant une démonstration de " l'Après ". Ceci est plus qu'un simple prétexte artistique, mais une intention littérale et formelle de comprendre et de décortiquer les plus gros enjeux de notre époque : la recherche des derniers déserts avec la volonté assumée et frénétique de mener à bien la dernière aventure, celle de la quête de l'ultime réserve de combustibles fossiles.
" Il est essentiel d'opérer une archéologie de notre société, obsédée par le présent comme seule culture. Les phrases et les images que j'épuise de manière absurde sont des vérités, des poèmes publicitaires, de l'évidence instantanée : " épiphénomènes et pires phénomènes, point de nonretour, on y est, la dernière aventure... ". Elles sont des symptômes. Les objets que je fabrique, assemble et met en scène sont morts, échoués, poétiques et inutiles, créés et aussitôt empreints de nostalgie. Ils sont un point de non-retour, une vitrine de l'amnésie du monde. " J. des Monstiers, 2008.
Les Chroniques du Pôle de Julien des Monstiers
Du 29 avril au 30 mai 2009
Galerie Isabelle Gounod
13, rue Chapon
75003 Paris
01 48 04 04 80
| Grand Marché d’Art Contemporain du 28 avril au 3 mai, Place de la Bastille < Préc | Suivant > Ten Breaths d'Eric Fischl à la Galerie Daniel Templon du 29 avril au 13 juin |
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