Du 7 mai au 1er août 2010Galerie des bibliothèques
En un siècle, Arthur Rimbaud s’est imposé comme l’un des mythes fondateurs de la culture moderne : sa langue, son allure, sa philosophie de la vie sont devenus modèles d’écriture, de pensée et source de création, voire de comportement, dans le monde entier. L’exposition à la Galerie des bibliothèques explore ce phénomène unique, autour d’oeuvres originales de Rimbaud (lettres et poèmes manuscrits), mais aussi de peintres (Picasso, Giacometti, Léger, Pignon-Ernest), et autres admirateurs du célèbre poète.
Partant des origines, rares manuscrits et photographies, œuvre et vie mêlées, l’exposition suit l’envol de la notoriété et de l’omniprésence de Rimbaud, des premiers cercles intellectuels à la passion populaire. 350 objets, œuvres, documents qui évoquent les domaines de l’édition et de la traduction, l’illustration et la BD, la peinture, la sculpture, la musique classique ou rock, la mode et le spectacle, la presse ou la publicité, le cinéma, la décoration… jusqu’à l’explosion multimédia contemporaine et l’art de rue.
L’audace de l’exposition : associer les arts majeurs et les arts populaires, le chef-d’oeuvre et l’objet naïf, le précieux et l’ordinaire, le poétique et le prosaïque, le luxueux et le simple, le signé, le griffé et l’anonyme… De ces confrontations jaillit la force universelle du mythe Rimbaud.
Quatre bornes audio, installées dans l’exposition, offrent aux visiteurs la possibilité d’entendre les textes de Rimbaud lus, joués ou chantés par de nombreux artistes, notamment Léo Ferré, Denis Lavant, Jean-Louis Aubert, Yves Montand, Van Morrison, Denis Podalydès ou encore Barbara Hendricks. Sont exposés, entre autres : une eau-forte d’Alberto Giacometti, des dessins de Fernand Léger, une lithographie de Picasso, un dessin à la plume de Jean Cocteau, des photographies de Patti Smith et de David Wojnarowicz.
La BD aussi, dans ses trois patries, les États-Unis, la France et la Belgique, illustre ses poèmes, lui invente des expéditions dans le désert Afar, imagine les souvenirs de témoins ou la quête d’admirateurs. La production musicale née de Rimbaud frappe aussi par sa profusion et son universalité : musique classique, contemporaine, électronique, jazz, world music, fusion… Les chorégraphes suivent la voie ouverte par les musiciens. Benjamin Britten compose ses Illuminations en 1939. George Balanchine, directeur du New York City Ballet, commande un ballet sur cette musique à Frederick Ashton, dans des décors de Cecil Beaton. Des chorégraphes allemands, anglais, français, russes, américains, remettent régulièrement le thème Rimbaud au coeur de leur travail.
Lire la critique sur Artistik Rezo.
Rimbaudmania
Du 7 mai au 1er août 2010
Ouverture du mardi au dimanche de 13h à 19h, nocturne jeudi jusqu’à 21h.
Visites commentées par Claude Jeancolas, commissaire de l’exposition :
Samedi 22 mai - 14h30
Vendredi 11 juin - 15h30
Samedi 26 juin - 14h30
Réservation : 01 44 59 29 60
Tarif : Entrée 4 €. Tarif réduit : 2 €
Galerie des bibliothèques
22, rue Malher
75004 Paris
Métro : Saint-Paul
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