La Cigale, ParisDimanche 11 octobre 2009
Rock punk
Diva surréaliste à la voix incontrôlable, capable de passer d’un grognement envoûtant à un hurlement strident en une fraction de seconde, Nina Hagen a, depuis longtemps, dépassé le simple statut de chanteuse, l’icône punk est un personnage d’opéra rock hors du commun. Ses facéties, ses goûts pour les costumes et la comédie ont nourri toute une génération de chanteuses rock qui, dans l’excès, n’ont jamais réussi à égaler la grande prêtresse.
Née à Berlin en 1955, enfant, elle rêve d’être comédienne comme sa mère, mais c’est en chantant Janis Joplin et Tina Turner qu’elle découvre sa voie. L’école n’a pas su la retenir, à 16 ans, elle vogue entre la Pologne et Berlin-Est jusqu’à ce que son beau-père, le chanteur Wolf Biermann, soit privé de sa nationalité. Toute la famille s’installe alors à l’Ouest et elle, qui veut découvrir de nouveaux horizons, part à Londres. L’excitation de la musicienne, déjà aguerrie à la scène grâce au travail avec ses deux premiers groupes : Automobil et Fritzens Dampferband, y rencontre celle du mouvement punk, ainsi que l’incroyable force des rythmes reggae. De retour au pays, elle enregistre son premier album Nina Hagen Band. Et c’est le son jamaïcain qui lui offre son premier succès international avec la chanson « African Reggae » sur l’album Unbehagen. Malgré la célébrité, torturée par des questionnements profonds, Nina Hagen cherche un équilibre à son identité complexe. La cantatrice grimaçante et outrancière devient bouddhiste, travaille les chants de gorge tibétains et se passionne pour la vie extra-terrestre. Ses albums sont autant de témoignages de ses expériences : NunSexMonkRock, Angstlos, Nina Hagen In Ekstase ou encore Om Namah Shivay, un disque uniquement dédié au chant indien. Qu’elle enregistre L’Opéra de quat’sous ou des standards de la chanson populaire allemande des années 30, son exceptionnel talent défie les genres. En 2009, de retour à ses premiers amours, la diva n’a pas fini de faire parler d’elle.
Sur scène : Nina Hagen est accompagnée de Warner Poland, guitare; Marcellus Puhlmann, batterie; Micheal Ryan, basse; Fred Sauer, clavier
La Cigale
120, Boulevard de Rochechouart
75018 Paris
01 49 25 81 75
Dimanche 11 octobre 17h
Tarif plein 26 € / tarifs réduits 23 € et 21 €
Informations et réservations : 01 58 71 01 01
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