Artistikrezo

Vendredi
25 Mai
  • Connexion
  • Créer un compte
    Registration
    *
    *
    *
    *
    *
    REGISTER_REQUIRED

Che Guevara - Petit Montparnasse

afficheCHE_Paris40x60Nov2010_copieA partir du 20 janvier 2011

Petit Montparnasse

 

Après sa dernière mise en scène Confidences à Allah, Gérad Gelas secoue de nouveau les consciences. Dans une société qui se mondialise en semblant perdre toutes les valeurs, Che Guevara interroge. Icône romantique ou bourreau sanguinaire? Heros de la jeunesse, quel idéal trouve-t-on en lui et en fin de compte qui est-il vraiment ? Le Che redevient un homme de chair et de sang, interrogé à vif, quelques heures avant sa mort... Le crépuscule du Che, spectacle qui éclaire d'un autre jour une personnalité qui fait partie de notre histoire.

 

Le texte de José Pablo Feinmann met en présence, dans un contexte singulier - le petite école de la higuera en Bolivie dans laquelle Che Guevara a été assassiné le 9 octobre 1967 - deux personnalités particulières. L'une charismatique est mondialement connue: Ernesto Che Guevara,l'autre anonyme, un journaliste: André Cabreira. Ce dernier à reçu une bourse de la Fondation Guggenheim pour son projet : raconter ce qui s'est passé lors des 48 heures qui ont suivi l'arrestation de Che Guevara en Bolivie et son exécution "dire ce que personne ne sait".

 

L'écriture et la dramaturgie de Feinmann ont l'acuité et la virtuosité propres aux grands textes de théâtre, avec une intelligence d'auteurne faisant du Che ni une icône, ni un monstre assoiffé de sang. Le fait même qu'un historien de notre époque, avec les questions qui sont les nôtres aujourd'hui, puisse dialoguer avec Che Guevara campé dans les certitudes et les incertitudes de son temps, relève d'un pur trait de génie théâtral. La rapidité des dialogues, leur concision soutenant les échanges brillants des protagonistes, reposent de plus sur une construction qui permet au rêve de se déployer.

 

Hormis Che, les autres acteurs, à partir de leur rôle principal, joueront d'autres personnages qui comptèrent dans la vie de Guevara. Et là nous abordons au rivage d'un théâtre sud-Américain à la fois très stucturé et libre en son mystère par les vertus conjuguées de l'onirisme et de la réflexion sur l'histoire.

 

Pour interpréter Che Guevara, Olivier Sitruk est apparu comme une évidence. Il y a à la fois son jeu de comédien et sa silhouette fine, racée, brune avec un mélange de gragilité et de détermination dans le regard et l'attitude.

 

Pour le personnage de Cabreira, il était cherché une opposition parfaite de silhouette et de voix. Ainsi Jacques Frantz avec qui Gerard Gelas s'était promis de travailler, arriva sur le projet. Il a sa force brute de roc, sa célèbre voix de basse, et surtout sa manière de donner corps aux personnages qu'il interprète.

 

Le texte soulève la large question de la violence tant du point de vue politique et idéologique mais également sur le plan profond de la condition de l'être humain, du point de vue personnel et privé. Au fil de cette dialectique puissante, c'est à se demander qui de Che Guevara ou du journaliste renferme en lui la véritable violence? Celui qui pose les questions ou celui qui est interrogé ?

 

 

Le Crépuscule du Che

De José Pablo Feinmann

Mise en scène de Gérard Gelas

Avec Olivier Sitruk, Jacques Frantz, Laure Vallès, Guillaume Lanson et François Santucci.

Traduction et adaptation de Marion Loran

 

A partir du 20 janvier 2011

Du mardi au samedi à 19h et le dimanche à 15h

Tarifs : entre 18 et 32 €

 

Théâtre du Petit Montparnasse

31 rue de la Gaîté

75014 Paris

 

www.theatremontparnasse.com

 

 
Autres articles à lire

Commentaires  

 
0 #1 02-02-2011 21:56
Ma critique (J'ai vu la piece le 01/02/2011)
La mise en scéne vous prend aux tripes lorque qu'on voit Ernesto bléssé et malméné par ses gardiens attendant l'heure fatidique de son execution.
Le débat et vif entre le che et le journaliste. l'admirateur du Che que je suis est tantot mis mal a l'aise tantot rassuré bref au dela de tout missianisme et dogmatisme a la cubaine c'est une piece interressante, vivante, emouvante (il y a même deux magnifique chansons espagnole chanté en live parl'acrice Laure Valles) drole parfois... je conseille vivement!
Citer
 
 
0 #2 17-03-2011 08:49
Le travail serré et sobre de Gelas au service d'un bon texte "philo" qui nous emmène à réfléchir sur la manière des révoluitions : doit-on toujours verser le sang au nom de celle-ci ? Sitruk est convaincant en Che fragile et Frantz remarquable en vieux bougon désabusé
Citer
 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Inscription Newsletter

 * 
Please update your Flash Player to view content.

Recherche

newsletter
fluxrss-artistik.jpg
groupefacebook
titre-menu-derniers-articles-a-lire

Jacques Collard


Personnalité incontournable du milieu du théâtre et du cinéma, grand ami de stars, Jacques Collard traverse depuis trois décennies la création théâtra...
Lire la suite...

Anri Sala - Centre Pompidou

Du 2 mai au 6 août 2012

La nouvelle installation de l'artiste albanais, Anri Sala, occupe désormais le niveau 1 du Centre Pompidou, depuis le 2 mai der... Lire la suite...

Justice - Zénith de Paris


De retour à Paris après leur passage à l'Olympia en début d'année, le duo Justice squattait le Zénith le temps de deux concerts exceptionnels à guiche...
Lire la suite...

Festival de Cannes 2012


« Des choix empreints de générosité et de doute » : c’est ainsi que Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes, a décrit la... Lire la suite...