24 et 25 mars 2010Confluences
Dans ce texte de 1956, Guy Debord et Gil Wolman présentent et détaillent les usages possibles du détournement. Poursuivant la recherche des surréalistes et des dadaïstes sur le montage et la dissociation visuelle et auditive, ils nous incitent à expérimenter les diverses manières de mixer l’image et le son et posent les bases d’une modernité formelle qui nous est plus que jamais contemporaine. Nous sommes bien dans la société du spectacle décrite par Debord, dont les stratégies de communication demandent plus que jamais à être contrées, détournées et recyclées.
« Tous les éléments, pris n'importe où, peuvent faire l'objet de rapprochements nouveaux. Les découvertes de la poésie moderne sur la structure analogique de l'image démontrent que l'interférence de deux mondes sentimentaux, la mise en présence de deux expressions indépendantes, dépassent leurs éléments primitifs pour donner une organisation synthétique d'une efficacité supérieure. Tout peut servir. Il va de soi que l'on peut non seulement corriger une oeuvre ou intégrer divers fragments d'oeuvres périmées dans une nouvelle, mais encore changer le sens de ces fragments et truquer de toutes les manières que l'on jugera bonnes ce que les imbéciles s'obstinent à nommer des citations. » Guy Debord et Gil Wolman
Le T.O.C. est une compagnie d'Ile de France qui existe depuis dix ans. Après des premiers spectacles créés à l'université, le T.O.C. développe une recherche sur l’esthétique de la conférence sur des textes d’avant garde (Kurt Schwitters, Gertrude Stein, William Burroughs, Elfriede Jelinek…). Parallèlement, la compagnie monte également des spectacles collectifs et théâtraux : Révolution électronique de William Burroughs, Robert Guiscard de Kleist, Turandot de Brecht.
La dramaturgie et l’attention portée au texte sont au cœur du travail du T.O.C.. La démarche théâtrale de la compagnie se développe à travers un choix de textes singuliers : pièces de théâtre, textes non-théâtraux, inachevés ou fragmentaires. Ces différents matériaux nous ont conduit à travailler autant dans des théâtres traditionnels que dans des espaces hors les murs. Que notre théâtre se fasse dans les salles de spectacles ou bien en dehors, le rapport scène salle y est toujours une préoccupation constante. Nous élaborons dans chaque spectacle une « dramaturgie spatiale » qui entraîne la constitution de l’espace en dispositif. Au T.O.C., on considère le texte comme un matériau et la représentation comme un processus.
Toutes les infos sur le blog du T.O.C. : www.letoc.blogspot.com
Avec : Frédéric Fachéna, Estelle Lesage, Emilie Paillard, Etienne Parc
Mise en scène : Mirabelle Rousseau
Son : Stéphane Gombert
Régie générale : Esther Silber
Résidence de création de dix jours en fevrier 2010 au Collectif 12.
Production Compagnie T.O.C., avec le soutien de Confluences.
Durée du spectacle : environ 45 min
CIRCULATION DANS LES LIEUX
Le Mode d'emploi du détournement sera proposé :
- A Confluences : une version théâtrale les 24 et 25 mars à 21 h 00
- Au Collectif 12 : une version multimédia pour le site
- A Ars Longa : une installation
Confluences
190, Bd de Charonne
75020 PARIS
http://confluences.jimdo.com
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