Lundi et mardi 9 et 10 novembre 2009
Maison de la culture d’Amiens
© photo : Nathaniel Baruch
Pyrame et Thisbé s’aiment depuis longtemps malgré la haine entre leurs familles et la tyrannie du Roi. Grâce aux costumes flamboyants, à la gestuelle baroque, à l’éclairage à la bougie, le metteur en scène Benjamin Lazar, explorateur éclairé du théâtre du XVIIème siècle, révèle cette œuvre dans sa tragique poésie. Par la beauté de sa langue, sa construction dramatique, la variété des scènes, Pyrame et Thsibé peut vraiment être considéré comme le ”Roméo et Juliette” français.
Pyrame et Thisbé s’aiment depuis longtemps, malgré la surveillance de la mère de Thisbé, malgré la jalousie de Narbal, le père de Pyrame, et enfin malgré celle du roi qui projette de faire assassiner le jeune homme. Car leur seul maître est Amour.
Un jour, n'y tenant plus, ils décident de s'enfuir et se donnent rendez-vous à l'écart de la ville, à la nuit tombée, auprès du tombeau de Ninus au-dessus duquel pousse un mûrier dont les fruits, en ce temps là, étaient blancs. Thisbé arrive la première mais un lion, attiré par l'odeur de la jeune fille, survient ; Thisbé s'enfuit dans une caverne proche et, dans sa hâte, laisse tomber son foulard que la lionne déchiquète et macule de sang de sa précédente victime.
Sur ses entrefaites, Pyrame arrive et trouve le voile abandonné par la jeune fille et ensanglanté par le mufle du lion. Il croit Thisbé morte et décidant de ne point lui survivre, il se poignarde au pied du mûrier.
Thisbé, revenue de sa frayeur, retourne au lieu de rendez-vous et trouve l'affligeant spectacle. Désespérée, elle s'agenouille auprès de Pyrame et, trouvant le poignard, se donne la mort. Le sang des amoureux se mêle au pied de l'arbre et les racines s'en abreuvent.
Depuis ce drame, les fruits du mûrier qui étaient blancs à l'origine sont devenus de couleur sombre et leur jus pourpre…
Les amours tragiques de Pyrame et Thisbé
Théophile de Viau
mise en scène : Benjamin Lazar
collaboration artistique : Louise Moaty
scénographie : Adeline Caron
costumes : Alain Blanchot
maquillages : Mathilde Benmoussa
lumières : Christophe Naillet
régie lumières : Romain Juhel
régie plateau : Patrick Naillet
avec
Lorenzo Charoy (Narbal, Disarque, le Messager)
Julien Cigana (Bersiane, Syllar)
Benjamin Lazar (Pyrame)
Anne-Guersande Ledoux (La mère de Thisbé)
Louise Moaty (Thisbé)
Alexandra Rübner (Lidias, Deuxis, la confidente de la mère)
Nicolas Vial (Le Roy)
Lundi 9 novembre à 20h30
Mardi 10 novembre à 19h30
Précédé de La farce des bossus
Prix des places de 9 à 23 euros
Renseignements, location : 03 22 97 79 77
Maison de la Culture d’Amiens
Centre de création et de production
Place Léon Gontier
80006 Amiens
www.maisondelaculture-amiens.com
| Les Enfants du soleil de Maxime Gorki, mis en scène par Côme de Bellescize au Théâtre 13 < Préc | Suivant > On ne badine pas avec l’amour, d'Alfred de Musset, au Théâtre des Artisans |
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