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    Please kill me – Théâtre de la Bastille

    15 mars 2011
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    Please_kill_me_-_theatre_bastille

    Lire la critique de la pièce sur Artistik Rezo

    Du Velvet Underground, des Stooges, d’Iggy Pop du MC5, des New York Dolls et des Heartbreackers, de Johnny Thunders, de Patti Smith, de Television, des Ramones, de Blondie et de dizaines d’autres.

    Avec leur gouaille et leur verve redoutable ou leur humour pince sans rire, les acteurs ressuscitent pour nous les anecdotes les plus délirantes des différentes époques de leur vie. Ils font revivre ces personnages attachants et / ou détestables (avec des scènes d’anthologie à tous les chapitres), à tel point qu’on a l’impression de partager avec eux ce quotidien insensé de galères en tous genres, qu’on étouffe de rire à l’évocation des frasques d’Iggy Pop déchainé, ou d’un impayable Dee Dee Ramone ; ou qu’on ravale ses larmes à la fin calamiteuse d’un Johnny Thunders ou d’un Jerry Nolan.

    L’enchainement irrévérencieux des points de vue provoque des effets comiques souvent irrésistibles, puisqu’ici, comme l’indique le sous titre, aucune censure n’a cours : les amitiés indéfectibles côtoient les antipathies persistantes et les amours explosives (Connie et Dee Dee, Sid et Nancy). Personne ne semble pourtant avoir la moindre honte à dévoiler ce qui fut bien souvent un mode de vie extrême, disons extrêmement rockn’roll, moins centré sur l’image que le punk anglais, et dédié avant tout à une certaine forme d’innocence paradoxale, refusant aussi bien les idéaux peace and love éculés des années 60, que la  culture de l’argent roi qui se profilait avec l’arrivée des années 80. Mais cette innocence verse un lourd tribu à ses excès (overdoses, coups de couteau, prostitution) et manipule la dérision comme une arme de destruction massive. Please kill me se lit comme un roman à plusieurs voix rapide à couper le souffle comme une chanson des Ramones

    Please Kill me

    Du 9 au 22 mars 2011
    A 19h30, dimanche à 15h30
    Relâche les 13 et 17 mars

    Adaptation, conception et mise en scène :  Mathieu Bauer
    Composition et adaptation musicale : Sylvain Cartigny 
    Avec : Kate Strong et Matthias Girbig

    Théâtre de la Bastille
    76, rue de la Roquette 
    75011 Paris

    www.theatre-bastille.com

    [Visuel : Romain Etienne]

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