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Product, La Fabrique de Violence, et New York 2001 au Théâtre-Studio d’Alfortville

Product1Du 5 novembre au 12 décembre 2009
Théâtre-Studio d'Alfortville

Le Théâtre-Studio d’Alfortville propose un programme éclectique avec trois pièces aux intentions diverses. Dont « Product », largement salué lors de sa création, par les critiques mais aussi au festival d’Avignon.




« Product »

C'est la rencontre d'un producteur, James, et d'une actrice, Olivia. Il lui raconte le scénario d'un film dont il souhaite la voir jouer le premier rôle féminin. « C'est un personnage formidable », dit James le producteur. Pourquoi ? Une jeune femme Versace-loft et tout et tout, Amy, tombe amoureuse d'un "grand type basané" avec un tapis de prière et un couteau. L'habit fait le moine. Fait-il le terroriste ? Il est un membre d'Al-Qaida, et il se voit confier pour mission un attentat kamikaze dans Eurodisney, France. Comment réagira-t-elle quand elle l'apprendra ?
L'auteur démonte le processus de la fiction en écrivant un film dans la pièce. Le film devient la pièce. « Product » est le film. Il est une insinuation, un glissement, qui est une image de notre monde, fines couches de réel sur fines couches de réel. Ce film – dont on ignore le titre –, nous vivons avec lui, à son rythme, il a tous les ingrédients : de l'amour, de la peur, du suspens, de l'actualité, des monstres, des gentils et des méchants ? Nous sommes accrochés aux lèvres d'Amy, à tout son être, un film, une fiction digérable, dirigeable et au lit.

De Mark Ravenhill, traduction Séverine Magois, mise en scène  Sylvain Creuzevault en collaboration avec Lionel Gonzalez, avec Christian Benedetti et Alexandra Flandrin


fabrique_violence3« La Fabrique de Violence »

La violence. La violence envers les jeunes, la violence des jeunes, à la maison, à l’école. Que répondre ? Comment y répondre ? Quels moyens reste-il lorsque l’on n’a appris que ceux-là ? Des questions que l’on se pose, un débat pourtant clos d’avance. Nous savons qu’il ne faut pas avoir recours à la violence, nous savons qu’il ne faut pas frapper. Déjà tout petit nous l’apprenons. Ne pas frapper. Sauf, bien sûr, lorsqu’on nous frappe pour bien nous l’apprendre. Sauf, bien entendu, lorsqu’on a fait du mal et que nous le méritons. Sauf, bien évidemment, lorsque frapper est justifié par la sécurité des autres, autrement dit, de tous. Nous apprenons un discours, ne pas frapper, mais nous assimilons une pratique fort différente : le plus grand ou l’adulte peut frapper le plus petit ou l’enfant s’il le juge bon et juste. C’est à lui de voir. C’est au plus grand de peser le pour et le contre, au plus petit de subir le jugement.
La Fabrique de violence est le récit d’une jeune vie qui ne se construit à l’école et à la maison qu’autour de la violence : Erik est un garçon de treize ans dans l’attente constante d’une punition, d’une cravache, d’une lutte, d’un coup à donner ou à recevoir. Comment y répondre ? Que répondre ? Des mots ? Quels moyens reste-il lorsque l’on n’a appris que ceux de la douleur et de l’humiliation ?

De Jan Guillou, adaptation Benny Haag, mise en scène Tiina Kaartama, interprétation Christophe Caustier, traduction du suédois Philippe Bouquet.


singe_Banksy_tableau_final« New York 2001 »

Repassez l’image du film où King Kong est à califourchon au sommet de l’Empire     State Building. Maintenant imaginez Oussama Ben Laden à califourchon sur une des Twins Towers. La première image date des années trente (c’est une fiction). La seconde image était de notre temps (c’est la réalité). Dans le film, (dans la fiction), les avions qui attaquent, détruisent King Kong et l’Empire State Building survit. Les avions qui ont attaqué les deux tours, (dans la réalité), les ont détruites et Oussama Ben Laden survit. Dans la différence entre ces deux images, nous pouvons voir le problème idéologique de notre époque. Dans le film, la civilisation occidentale a vaincu le retour au primitif de King Kong. Qu’arrive-t-il dans la seconde image ?

Avec Christian Benedetti et Nina Renaux, Mise en scène Christian Benedetti, avec la complicité de Christophe Fiat.

 



artistik_rezo

 

Invitation pour 2 personnes au Théâtre-Studio pour les lecteurs d'Artistik Rezo.
Offre valable du 5 au 11 novembre, dans la limite des places disponibles, en précisant l'« invitation Artistik Rezo ».

 

 

 

Après le 11 novembre, tarifs : 17 €.

Tarif spécial : 12 € (habitants d’Alfortville, Créteil et Limeil Brevannes, intermittents du spectacle, étudiants, demandeurs d’emplois et séniors)

Tarif réduit : 7 € (lycéens, collégiens, bénéficiaires du RMI).

 

Informations et réservations : 01 43 76 86 56
Par mail - Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 

Programmation du 5 au 11 novembre :

Jeudi 5 novembre et samedi 7 novembre à 21h
Product

Vendredi 6 novembre à 21h et samedi 7 novembre à 16h30
La Fabrique de Violence

Samedi 7 novembre à 18h30
New York 2001

Mardi 10 novembre à 21h
La Fabrique de Violence

Mercredi 11 novembre à 21h
Product


Le théâtre ouvre ses portes une heure avant le spectacle, restauration légère sur place avant et après le spectacle.


Théâtre-Studio
16 rue marcelin berthelot
94 140 Alfortville
Métro Ecole Vétérinaire (ligne 8)

http://www.theatre-studio.com/

 
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