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Festival La Gacilly photo – 14e édition : « I love Africa »

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Festival La Gacilly photo – 14e édition : « I love Africa »

Du 3 juin au 30 septembre 2017

La Gacilly
56200 Bretagne 
(entre Rennes et Nantes)

www.festivalphoto-lagacilly.com

Du 3 juin au 30 septembre 2017

Explorer la photographie pour mieux la faire connaitre, mettre en lumière les grands enjeux environnementaux de notre époque pour mieux comprendre notre civilisation moderne et les dangers qui nous menacent : pour cette nouvelle édition, le Festival de La Gacilly reste, certes,  fidèle à ses engagements artistiques et éditoriaux mais se donne pour ambition cette année de voir encore plus haut, encore plus grand, encore plus loin !

Parce que notre territoire s’agrandit, nos expositions dépasseront le cadre des jardins, des venelles, des ruelles du centre-ville pour investir les marais et les terres de tout notre territoire ; parce que nous souhaitons vous faire découvrir les plus beaux talents photographiques, nous braquerons avec enthousiasme nos projecteurs sur les artistes du continent africain, trop souvent ignorés, mais dont l’hyper-créativité est désormais reconnue sur la scène internationale; parce que nos écosystèmes sont menacés, que de nombreuses espèces de vertébrés sont vouées à l’extinction, et que nos sociétés voient émerger de nouveaux débats comme l’antispécisme ou l’anthropocentrisme, nous nous pencherons sur ces nouvelles relations qui se dessinent entre l’Homme et l’animal. L’Afrique noire est un eldorado photo- graphique, le règne animal est intrinsèquement lié à celui des hommes : il est de notre devoir de les mettre en lumière !

La Gacilly, village africain

Le photographe occidental représente souvent l’Afrique subsaharienne comme le continent de tous les malheurs, celui des guerres intestines, celui des famines et de la malnutrition, celui des maladies qui déciment des populations entières. Ou, au contraire, mais dans une même image d’Epinal, il va magnifier une Afrique millénaire dans des livres sur papier glacé, celle des grands espaces, des ethnies ou de la faune sauvage. C’est une autre réalité que traduisent les photographes africains et que nous voulons exposer. Ce qu’ils entendent révéler, c’est leur propre vision du monde et leur appartenance à ce dernier. Loin des clichés de l’exotisme et de la grandiloquence occidentale, ils montrent des visages lumineux, des évasions poétiques, des moments de vie saisis au l des rues, ils s’affranchissent des chemins artistiques balisés, ils se veulent lucides sur la destinée de leurs peuples, ils s’affirment désormais comme les défricheurs d’une nouvelle photographie qui stimule les acteurs du marché de l’art, les galeristes, les collectionneurs et les mécènes. Certes, on commence à les découvrir chaque année un peu plus, grâce au succès du Festival de Bamako, grâce à Paris Photo qui leur ouvre ses portes, grâce aux rétrospectives qui se multiplient dans les lieux les plus prestigieux des capitales européennes.

Reste que le grand public continue de méconnaître cette photographie du grand continent noir. Car il s’agit d’une photographie naissante, née au lendemain de la décolonisation ; car elle dispose encore de trop peu de moyens ; car elle a du mal à s’imposer hors de ses frontières. Sans doute aussi notre esprit si cartésien est-il brouillé quand il s’agit de faire rentrer ces artistes, comme nous en avons l’habitude, dans des cases préétablies. On ne peut d’ail- leurs pas parler d’une photographie africaine, comme s’il se dégageait une ligne directrice, ce serait bien trop réducteur. On doit plutôt parler de photographies africaines tant les talents et les écritures sont multiples, composés de sensibilités et d’approches parfois radicalement opposées.

Cette reconnaissance tardive a commencé en 1991. Le galeriste André Magnin et le collectionneur Jean Pigozzi, visitant l’exposition «Africa Explores» à New York, tombent en arrêt devant quelques portraits pris par un auteur anonyme de Bamako. Les deux hommes décident de partir à sa recherche. A la même époque, la photographe Françoise Huguier découvre l’auteur, Seydou Keïta. La photographie africaine est lors inconnue en dehors du continent. Dès 1994, Keïta bénéficie d’une rétrospective à la Fondation Cartier pour l’art contemporain et il est l’invité de marque des premières Rencontres de la photographie africaine de Bamako. Il est ensuite le premier Africain à entrer, en 1995, dans la collection Photo Poche avant d’être exposé au Guggenheim de New York puis de connaître l’ultime consécration et le succès dans une immense rétrospective de ses œuvres au Grand Palais à Paris, l’année dernière en 2016.
Dans la lignée de Keïta, surnommé aujourd’hui le «père de la photographie africaine», d’autres portraitistes connaissent la renommée: le Malien Malick Sidibé, les Sénégalais Mama Casset et Oumar Ly, ou, plus récemment le trentenaire Omar Victor Diop qui réinvente la couleur avec facétie et que magazines, mécènes et musées s’arrachent. Des artistes qui ont en commun de réaliser de la photo de studio. Pourquoi un tel engouement? Avec ses accessoires délirants, ses mélanges de costumes traditionnels et européens, celle-ci offre une appropriation joyeuse de la tradition occidentale du portrait et une vision de l’Afrique par elle-même.

L’espace d’un été, notre village du Morbihan accueillera dans ses rues et ses jardins ces artistes qui photographient leurs semblables comme dans un miroir, nos places et nos allées seront le réceptacle d’une richesse artistique en pleine effervescence que l’on contemplera sous des arbres à palabres. Car l’Afrique ne se limite pas aux drames que les télévisions du monde entier nous passent en boucle. Elle se veut avant tout bouillonnante d’une joyeuse énergie, elle est vivante, définitivement tournée vers des lendemains qui chantent. Dans les années 60, les photographies de Jean Depara sur la vie nocturne de Kinshasa traduisaient déjà cette fièvre d’une jeunesse qui fréquentait les boîtes de nuit et les bars, et portait mini-jupes et costumes ajustés. Celles, aujourd’hui, de Baudoin Mouanda sont de la même veine quand il nous montre ses Rois de la Sape, ces performeurs de la rue aux allures de princes, avec leurs chemises vertes et leurs vestes rose fuchsia. Même goût de l’insouciance pour le jeune prodige Girma Berta qui capte les passants des rues d’Addis-Abeba ou le vétéran James Barnor, l’un des premiers photographes africains à passer du noir et blanc à la couleur, et qui immortalise les femmes ghanéennes comme des stars de la mode.

Riche en auteurs documentaires et en portraitistes, la photo- graphie africaine ne saurait se résumer cependant à ces images festives ou d’apparat. Elle questionne également son passé, à la manière des mises en scène colorées et révolutionnaires, dans sa ré-appropriation des codes graphiques, de la plasticienne éthiopienne Aïda Muluneh. Elle pose aussi un regard sans fioriture sur son environnement en dénonçant les turpitudes d’une exploitation poussée à l’extrême de ses ressources: le Nigérian Akintude Akinleye s’inquiète des pollutions pétrolières dans le delta du Niger, le Congolais Sammy Baloji se penche sur ces mines de cuivre qui tuent les hommes depuis des temps immémoriaux, le Ghanéen Nyani Quarmyne regarde les côtes de son pays disparaitre sous l’effet de la montée des eaux.
Cette bataille de l’image que les Africains ont entamée d’une manière radicale après les indépendances, c’est cette faculté de se présenter au monde selon sa propre approche esthétique. Un kaléidoscope photographique que nous souhaitions vous offrir. Un dé que nous avons relevé en vous le présentant dans le cadre naturel de notre village breton.

Revoir les relations entre l’Homme et l’animal

Sommes-nous encore les amis des bêtes ? On peut en douter au vu de l’actualité récente et des débats qui secouent depuis peu nos sociétés. Selon les dernières études publiées à l’automne 2016 par le WWF, plus de la moitié des vertébrés ont disparu en quarante ans. Les gorilles, les girafes, les rhinocéros et bien d’autres sont au bord de l’extinction. Les causes sont connues, imputables en premier lieu à la perte et la dégradation de leur habitat, sous l’effet de l’agriculture intensive ou de l’urbanisation ; mais aussi en raison de la surexploitation des espèces et de la pollution. Et puis, les vidéos tournées en caméra cachée dans les élevages industriels ou les abattoirs en témoignent : jamais l’humanité n’a maltraité, exploité et consommé les animaux de manière aussi massive qu’à notre époque.
Quel est-il ce « quelque chose » qui distingue l’espèce humaine des autres? Le rire et le langage, disait Aristote. La capacité rhétorique et la conscience de soi, affirmait Descartes. «L’homme n’est pas le seul animal qui pense mais il est le seul à penser qu’il n’est pas un animal », observe le paléo-anthropologue Pascal Picq. Il n’est qu’un singe supérieur, rétorque désormais la science pour qui la cause est entendue: les animaux sont des êtres sensibles, donc capables de souffrir, doués d’intelligence, d’émotions et parfois de culture. En entrant dans ce cercle de la compassion, on prend en compte la souffrance de l’animal et la nécessité de la faire cesser. Ce n’est plus une tendance, c’est une lame de fond qui traverse les mouvements de pensée occidentaux : un Parti animaliste vient d’être créé, végétariens et adeptes du véganisme partagent le même rejet de la viande comme nourriture, et nous assistons à l’émergence d’un courant «antispéciste» selon lequel les espèces animales méritent le même respect que l’espèce humaine et sont des « sujets de vie ».

Notre Festival a toujours souhaité accompagner en images ces grandes questions liées à la nature et notre environnement. Cette remise en cause des relations entre l’Homme et l’animal est même devenue un véritable sujet photographique pour des signatures de renom. Pour cette nouvelle édition, nous n’avons pas souhaité nous contenter de vous proposer un florilège des plus grands auteurs de la photographie animalière, mais plutôt de questionner cette relation entre l’Homme et l’animal.

Chacun à leur manière, le Belge Michel Vanden Eeckhoudt et le Français Eric Pillot s’interrogent sur le monde des zoos, le premier avec ce regard glacial sur la séquestration, le second sur ces espaces nouveaux qui cherchent à recréer un monde plus «humain». Avec humour, Rob Maclnnis exposera ses étonnants portraits d’animaux de la ferme, Tim Flach nous montrera que singes ou félins possèdent des expressions et des attitudes parfois étrangement proches des nôtres, le talentueux Elliott Erwitt nous offrira ses clichés les plus facétieux des chiens et leurs maîtres. Et parce que la beauté du monde sauvage est en péril, l’Américain Joel Sartore présentera ce travail exceptionnel qu’il a constitué au l du temps, celui d’un inventaire de toutes les espèces menacées vouées à une disparition prochaine. Car les plus beaux spécimens du monde animal sont confrontés au plus redoutable des prédateurs : l’être humain. Brent Stirton, auréolé d’un tout nouveau World Press Photo avec son reportage sur la disparition des rhinocéros, nous dévoilera en exclusivité l’ensemble de son enquête menée depuis huit ans sur ces braconniers en Afrique qui participent à l’extinction des éléphants, des lions ou des grands primates. Quand il ne s’agit pas de ces chasseurs blancs de gros gibiers que David Chancellor a suivis dans leur traque sanglante.

Notre territoire s’agrandit, notre Festival aussi

C’est officiel depuis le 1er janvier : les trois communes de Glénac, La Chapelle Gaceline et La Gacilly ne font plus qu’une. Un nouvel espace que notre Festival se devait d’investir en étendant le périmètre géographique de nos expositions, tout en mettant en valeur le patrimoine naturel de ces nouveaux territoires. Durant plusieurs mois, nous avons donné carte blanche à deux auteurs. Le photographe naturaliste Emmanuel Berthier s’est immergé dans la beauté des marais de Glénac, épiant de l’automne au printemps, la renaissance d’une nature sauvage et de sa faune. Quant à Emanuele Scorcelletti, il a abandonné un temps les plateaux de cinéma et ses plus grandes stars pour poser son regard sur ce monde des chevaux qui font aujourd’hui la notoriété de La Chapelle Gaceline: des fresques où se mêlent ses origines italiennes et la magie de la Bretagne, entre la féérie de Brocéliande et les tableaux oniriques de Fellini.
Plus que jamais, le Festival Photo La Gacilly se veut le défricheur de nouveaux talents photographiques tout en s’interrogeant sur le devenir de cette Terre qui nous unit tous. C’est ce bien commun qui nous donne la force de repousser les limites de notre engagement. C’est ce public toujours plus nombreux qui vient nous conforter dans l’idée que l’espace rural peut être la plus belle des galeries d’art.

[Sources : © communiqué de presse]

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