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Père à la Comédie Française

17 novembre 2016
8 Vues
père

Père à la Comédie Française

De August Strindberg

Mise en scène d’Arnaud Desplechin

Avec la troupe de la Comédie-Française
Martine Chevallier, Thierry Hancisse, Anne Kessler, Alexandre Pavloff, Michel Vuillermoz, Pierre Louis-Calixte, Claire de La Rüe du Can
Laurent Robert

Du 19 septembre au 4 janvier 2016

Tarifs : 6€ à 42€

Réservation en ligne ou par téléphone au 01 44 58 15 15

Durée : 2h00 sans entracte 

La Comédie Française 
Salle Richelieu
Place Colette, Paris 1er
M° Palais Royal – Musée du Louvre

www.comedie-francaise.fr

père copieDu 19 septembre au 4 janvier 2016

La mésentente du Capitaine et de sa femme Laura se cristallise autour de l’éducation et de l’avenir de leur fille Bertha. Le Capitaine, savant et athée, veut lui donner une éducation laïque; Laura veut l’élever selon ses propres convictions religieuses; le Capitaine veut l’envoyer à la ville pour devenir institutrice ; Laura veut la garder près d’elle et lui faire étudier la peinture.
Engagé dans une lutte d’autorité avec sa femme, le Capitaine questionne sa légitimité. Un doute s’installe alors en lui : comment être sûr qu’il est le père de Bertha ? Ce doute, alimenté par le comportement de Laura, le ronge jusqu’à le faire sombrer lentement dans la folie. L’amour demeure pourtant dans cette lutte à huis clos, sous une forme violente, dans un maelström de sentiments, comme une hallucination cauchemardesque.

Pour sa première mise en scène au théâtre en 2015, le réalisateur Arnaud Desplechin a choisi Père de Strindberg, une oeuvre qui l’accompagne depuis longtemps. Moins souvent représenté que Mademoiselle Julie ou La Danse de mort, ce huis clos infernal illustre magnifiquement, à travers un couple dont la déchirure initiale vient de l’éducation de sa fille, ce que Strindberg décrit comme « cette guerre rangée que se livrent perpétuellement les hommes en tant qu’individus : “la lutte des cerveaux” ».
Cette « conversation entre l’homme et la femme » telle que la présente le metteur en scène est avant tout une conversation de l’amour : « Si Laura et Adolphe ne savent pas s’arrêter de se parler, de se blesser, c’est qu’ils ne savent pas s’arrêter de s’aimer. Ils continuent à se parler, en se faisant la guerre, ils continuent à s’aimer, et c’est notre maladresse à tous. » Alors dans cette tragédie ne se trouve aucun coupable mais des êtres qui ne cessent de ne pas s’entendre, de mal s’accorder, jusqu’à la destruction de la famille – prix à payer pour que Laura se libère, jusqu’à la folie. Dans une lecture intime, Arnaud Desplechin rend hommage à Ingmar Bergman comme à Patrice Kerbrat, dont la mise en scène de Père sur ce même plateau en 1991 l’avait bouleversé, et retrouve la Troupe avec laquelle il entretient, en tant que réalisateur, un véritable compagnonnage depuis 1996.

[Source texte : communiqué de presse]

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