Galerie Jeanroch Dard
Jusqu'au 19 décembre 2009
Exposition collective d'art contemporain en collaboration avec la galerie Emmanuel Perrotin
La toute jeune galerie Jeanroch Dard pour célébrer sa première année d’ouverture, s’unie à son aîné Emmanuel Perrotin, honorant également ses vingt ans d’existence. Un anniversaire commun donnant l’opportunité d’articuler un dialogue artistique entre deux générations de plasticiens. L’occasion, à la fois de se pencher sur les formes actuelles du dessin et des œuvres sur papier, auquel cet espace récent est entièrement consacré.
Les artistes émergeant de chez Jeanroch Dard ont choisi de s’inspirer d’une œuvre de l’un de leur doyen admiré, mettant ainsi en évidence une sensibilité commune, par l’intermédiaire du trait. C’est de la sorte que se nouent des duos inattendus. Avec la présence de figures majeures de l’art contemporain, tel Wim Delvoye, dont les célèbres peaux de cochons tatouées inspirent, à Corentin Grossmann un univers à la fois organique, et intemporel, composé de formes rondes en apesanteur, dont la représentation émet une ambigüité subtile sur l’identité de l’objet. Une résonnance intérieure qui puise dans les « fruits » de l’imagination.

Parmi les sept collaborations, on distingue des abords extrêmement différents, à l’image de la diversité de la création contemporaine. A la fois des artistes proches de l’autofiction, Sophie Calle et Zachari Logan, dont le corps s’incarne en objet mystique, reflet fétiche d’une statuette martyrisée. Ou d’autres engagés dans des jalonnements entre identité personnelle et communautaire, unissant de la sorte Jon Campbell à Hernan Bas. Egalement des travaux plus conceptuels pouvant évoquer le structuralisme, comme la réponse étonnante de Frank Selby fondée sur le langage, face à l’œuvre de Daniel Arsham. Sans parler de Fabien Merelle et Maurizio Cattelan, Samuel Francois et Xavier Veilhan, Nick Cortese et Keegan Mchargue ou Justin Morin et Lionel Esteve .
La simplicité semble être le mot d’ordre chez Jeanroch Dard, qui à l’heure où la création se veut de plus en plus tournée vers des artifices visuels et des processus intermédiaires, prône ici la valeur du geste et du savoir faire. Une galerie mettant en évidence, que la pratique du dessin demeure toujours actuelle, et qu’elle évolue non pas en concurrence, mais en écho avec les autres disciplines contemporaines. On ne peut que lui souhaiter un parcours aussi propice que celui d’Emanuel Perrotin.
L'exposition « Quand je serai grand » se distingue donc par la modestie de ses formes non hiérarchiques, présentant à la même échelle des artistes en devenir, et les grands pionniers de l’art contemporain.
Justine Vandendriessche
« Quand je serai grand »
Jusqu'au 19 décembre 2009
Du Mardi au Samedi de 12h à 19h
Galerie Jeanroch Dard
13, rue de Arquebusiers
75003 Paris
Métro : Saint Sébastien Froissart.(ligne 8)
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