Artistikrezo

Vendredi
10 Février
  • Connexion
  • Créer un compte
    Registration
    *
    *
    *
    *
    *
    REGISTER_REQUIRED

Laurent Elie Badessi, révélateur universaliste du sensible

LEB_PortraitPhotographie

 

La photographie s’est imposée dans sa vie comme une évidence et pour cause, Laurent Elie Badessi incarne la quatrième génération d’une famille de photographe. La photographie s’avère être comme une filiation naturelle, la continuité de lui même, son outil indéfectible, le prolongement de son œil, l’amour de sa vie, « égoïstement » confesse-t-il. Son sacerdoce n’est autre que de regarder le monde, sa beauté, ses richesses, ses travers aussi. Il n’a de cesse de vouloir cristalliser l’inédit, capturer l’instant dans une perpétuelle quête de l’image avec le souci prononcé de l’esthétisme.

 

L’image, un rapport intrinsèque
Dès son plus jeune âge, Laurent montre son intérêt pour l’image par le dessin, pour muter à l’adolescence vers la photographie. Elle ne le quittera plus. Grâce à sa maîtrise du médium, comme un voyeur, il révèle ses réflexions sur le monde, son émerveillement pour l’espèce humaine dans toute la splendeur de sa diversité. Son altruisme exacerbé lui donne le goût du voyage. Dans les années 80, alors qu’il étudie pour son projet de maîtrise photo à l’université de Paris VIII, Laurent Elie Badessi part en Afrique pour analyser le rapport qu’a le peuple tribal avec le médium photographique. Il emporte  avec lui une kyrielle de tenues de créateurs, et laisse aux autochtones le soin de la réappropriation du vêtement en rupture avec les codes occidentaux. C’est ainsi que naissent des clichés insolites qui lui permettent d’étudier l’impact de l’image sur les sujets, et par extension la place du photographe au sein de la population. Ce sera celle d’un magicien. À la faveur de toucher la quintessence de la réalité, s’ajoute un attrait pour la mode, le costume et le corps. Des critères qui émaneront de tous les travaux artistiques et professionnels de cet alchimiste de l’image. À 18 ans, pour financer ces études, ces photographies sont déjà publiées dans le magazine de référence Vogue Hommes aux côtés d’illustres noms de la photographie.

Un parcours polyvalent et harmonieux
Des débuts prometteurs qui présagent une carrière de photographe professionnel prolixe. Il oscille entre publicité et mode pour subvenir à ses besoins ce qui ne compromet en rien un travail artistique assidu. Laurent Elie Badessi cumule plusieurs casquettes et regrette de devoir cataloguer ses différentes pratiques de la photographie. Qu’elles soient commerciales ou artistiques toutes coïncident avec une même grâce créative. Lorsqu’il photographie des modèles non professionnels pour une série de nus dans le cadre d’un opus intitulé Skin en 2000, il s’intéresse à l’être, à la beauté pure et transcendantale. Il revient à ses premières amours, le dessin, esquisse des images fantasmées et met en scène au travers de voyages des corps dont la beauté le subjugue. S’il apprend à ses modèles à s’aimer et leur donne confiance, ce travail marque pour lui une légitimité artistique. Il s’enrichit des relations consentantes et complices avec ces mannequins d’un jour et parvient à figer l’inattendu. En vertu d’une autonomie créative, Laurent Elie Badessi s’épanouit également dans la publicité. Il signe une campagne pour la prestigieuse marque Charles Jourdan succédant au photographe Guy Bourdin. Cette commande commerciale s’intègre dans sa démarche artistique et c’est en cette qualité que la série de photographies est intégrée a la collection permanente des Arts Décoratifs a Paris. La mode et le luxe restent des leitmotivs prépondérants dans la production du photographe, qui conjugue son métier à sa passion.

Un œil sur le monde, inspiration téméraire
Exilé depuis vingt ans aux Etats-Unis, Laurent Elie Badessi témoin et observateur, réalise en 2006 une œuvre à la croisée des chemins entre esthétisme, publicité et journalisme, c’est American Dream. Bien qu’il cherche à la sublimer, il n’en demeure pas moins très fidèle à la réalité. Et c’est au gré de ses nombreux voyages à travers le monde qu’il développe un regard éclairé sur l’actualité et confère à sa démarche un caractère journalistique. Son expérience de Français expatrié outre-Atlantique lui suggère de poser un regard sur une situation ambiguë, celle de la vision de l’armée et de la guerre aux USA. American Dream ancre directement sa thématique dans le déni de l’obscure réalité des troupes américaines en Irak et l’image rendue d’une guerre aseptisée, fait des médias. Lui qui au travers des discours avec ses grands-parents qui ont connu les deux guerres mondiales a une représentation réaliste et inquiétante des grands conflits, confortée par la littérature, le cinéma et les médias, s’est familiarisé avec la peur de la guerre. Sa vision panoramique du monde, son accès à la presse étrangère ont engagé une réflexion sur l’absence de discernement des Américains vis-à-vis de la visibilité du conflit en Irak. C’est ainsi que son attachement pour le sujet survient, résultat de ses interrogations d’enfant et d’une expérience pragmatique de la rupture entre une culture emprunte du passé et cette notion inexistante aux Etats-Unis en tant que Français.

americandreamAmerican Dream, une histoire contée
Il puise dans la presse étrangère pour fonder son questionnement et articule son travail sur American Dream, non pas comme une critique mais avec une approche journalistique singulière au regard d’une vive prise de conscience, et face au regret de ne pas partager certaines valeurs avec cette patrie qui l’accueille. Il se base sur les campagnes publicitaires nombreuses aux USA en faveur de l’armée – une institution hors d’atteinte – et met en scène le miroir du passé et du présent des soldats pris au piège d’un système ravageur. Pour ce faire, Laurent Elie Badessi use de puissantes symboliques révélant des soldats en uniformes dans une série de cinq portraits face à leur semblables en noir et blanc. Présentés comme l’alignement d’un escadron, ses militaires, héros et victimes, transcendent la vérité d’une histoire pugnace et cyclique. American Dream n’est autre que le recul de vingt ans sur l’occultation dans les médias, principalement sous l’ère du Président Georges W. Bush, d’une guerre destructrice. Tant sur le terrain que dans la chair même de la patrie, que se refusent à voir les citoyens, auprès de qui le message ne passe pas. Avec le constat tout de même que, depuis l’arrivée – historique – de Barack Obama, la situation se délie. Bien conscient du pouvoir de l’art et de l’image, Laurent Elie Badessi prône un certain engagement à travers ce postulat. Il tâche de figurer les dessous d’une guerre polémique, ses lacunes médiatiques, une réalité décevante, et le trop grand nombre de morts pour rien. C’est un projet réfléchi par un travail de recherche, en amont, dans l’actualité à la télévision et dans la presse. Cette actualité est ensuite ingérée, puis retranscrite par ce pont entre esthétisme et information à l’instar d’un scénario.

Un propos controversé, un accueil hostile
Le parti pris de l’artiste a fait des émules dans le pays pour lequel était destinée American Dream. S’il a pu utiliser de véritables uniformes pour habiller ses modèles, la démarche journalistique de Laurent Elie Badessi se voit amortie par l’emploi de modèles plutôt que de vrais soldats. Ces derniers liés à l’armée auraient trahi l’institution qui les couvent en participant à une telle œuvre. Le réalisme d’American Dream touche ainsi une limite, compliquée techniquement par des opinions divergentes entre les sujets et le sujet lui-même. Mais la mise en abîme ne s’arrête pas là : l’œuvre donne à voir le refus des Etats-Unis à accepter et montrer les images d’une guerre bien réelle et catastrophique ; cette oeuvre est ensuite rattrapée par la situation puisqu'elle fait elle-même l’objet d’une désapprobation. Laurent Elie traduit cette guerre « fanstamée » en attribuant à ses photographies une dimension policée et une force symbolique poussée à son paroxysme. Il ouvre le sillage d’une polémique et crée la controverse. Il reçoit jusqu’à des reproches racistes de la part de certains détracteurs américains. Et ce sont peut-être ces réactions violentes qui alimentent la pertinence de son sujet. Curiosité et maturité l’ont mené jusqu’à cette création affirmée, et quand bien même une poignée de collectionneurs et acteurs du monde de l’art aux Etats-Unis se sont sentis offensés, Laurent Elie Badessi assume sa pensée et l’expression qu’il exploite. Seule la galerie Adler Bertin-Toublanc de Miami a accepté d’exposerAmerican Dream en coordination avec la Foire de l’art contemporain Art Basel. Et hormis l’article d’une journaliste américaine pour le magazine international Eyemazing, et la presse européenne, l’œuvre de Laurent Elie Badessi n’a été traitée par aucun média US. Mais l’artiste se félicite d’avoir la liberté d’exporter sa production où qu’il veuille : un contre-pied au rejet qu’il a connu aux Etats-Unis.  

La photographie dans tous ses états, vecteur magnanime
S’il se refuse à généraliser, malgré le constat qu’une « partie des Américains préfère entendre un mensonge qui sonne bien plutôt qu’une vérité qui blesse », Laurent Elie Badessi continue à s’intéresser au monde et à ses complexités avec fougue à travers des images comme des histoires. Se faisant ainsi l’architecte de tant de mises en scène esthétiques et symboliques, fruits de son intérêt pour les choses de la vie et d’une curiosité insatiable. La notion d’humanité prend une part considérable dans toutes les démarches de Laurent Elie Badessi, comme en témoigne Skin et American Dream, qu’il s’agisse du respect de la nature ou des faits de sociétés les plus graves. Réaliste quant à la standardisation ambiante du fait de la mondialisation, Laurent cultive son appétence pour les cultures hétéroclites. Avide de  diversité, il profite, derrière son appareil, de tous ce que les richesses du monde et des hommes peuvent rendre. Son cheval de bataille : prendre conscience de sa planète, et la photographie lui donne ce luxe d’en extraire ses trésors et ses quelques vérités…

 

Derrière la mode, la publicité, l’art, le photojournalisme, se dissimule le regard ébloui et l’âme philanthrope et esthète d’un homme animé par des convictions. Il a recours à la lumière pour mieux atteindre les sources mêmes de l’espèce humaine.

Hélène Martinez

 

Interview express

Quelles sont vos racines réelles ou imaginaires ?

Elles sont internationales, je suis un citoyen du monde !

Existe-t-il un espace qui vous inspire ?
C’est en général la nature, le désert, les grands espaces, comme un infini, qui est en fait le symbole de la photographie. Pour Skin, j’ai beaucoup travaillé dans le désert et en Afrique. On peut vraiment y réfléchir. C’est un peu comme une page blanche, et on peut tout y inventer, tout imaginer.

Quelles sont vos obsessions et comment nourrissent-elles votre travail ?
J’ai une obsession d’être là et de ne pas faire assez pour les gens qui souffrent dans le monde. J’essaie de faire ce que je peux au travers de mes différentes participations a des œuvres caritatives et aussi directement au travers de mon art dès que je le peux, soit par des dons de la vente de mes photos ou en abordant dans mes œuvres des sujets humanitaires qui nous font réfléchir sur des questions importantes. Mais j’éprouve souvent le sentiment que je devrais dans un avenir proche faire beaucoup plus – d’aller à nouveau sur le terrain pour me rendre compte de leurs besoins et de les aider en m’impliquant plus concrètement. Je suis notamment beaucoup touché par le problème de l’eau dans le monde et je travaille déjà depuis quelques années avec une fondation internationale la Global Water Fund à monter des projets artristiques qui ont pour but de sensibliser les populations à ce grand problème et  aussi trouver des fonds pour aider ceux qui sont les plus affectés par ce fléau.

 

Croyez-vous à l’existence d’un mot, d’un geste, d’un son, d’une image absolue ?
Je crois davantage en la pluralité des choses, c’est la beauté de la vie, des découvertes et la diversité qui font la richesse. 

Quelle dimension tient votre travail dans votre vie ?
Il remplit une place primordiale. J’ai souvent pensé que c’était trop, mais c’est l’amour de ma vie, ce qui peut sembler égoïste aussi.

 

Lire la critique de American Dream sur Artistik Rezo

 

 
Autres articles à lire

Commentaires  

 
0 #1 07-05-2010 21:25
ya-t-il un scupteur du nom de badessi dans les années 1930-1940 car je connais un très beau buste de jeune fille avec un visage très fin.avec mes remerciements
Citer
 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Inscription Newsletter

 * 
Please update your Flash Player to view content.

Recherche

  • image
  • image
  • image
  • image
newsletter
fluxrss-artistik.jpg
titre-actualites-art

Rachel Labastie - De l'apparence des choses, Chapitre III, Vestiges - Beauvais

Rachel Labastie - De l Du 17 février au 28 avril 2012Ecole d'Art du Beauvaisis « Vestiges » est le troisième chapitre de « De l'apparence des choses ». Read more..

J'ai deux amours - Cité nationale de l'histoire de l'immigration

J Du 16 novembre 2011 au 24 juin 2012La Cité présente une exposition centrée sur le regard des artistes contemporains avec une sélection d’œuvres d’art des collections du Musée, récemment acquises et pour certaines jamais exposées. Read more..

Mascarades et Carnavals - musée Dapper

Du 18 février au 26 février 2012Pour la première fois, le musée Dapper réunit des oeuvres traditionnelles d'Afrique subsaharienne et des créations des Caraïbes. Read more..

Adrien Boyer - Wall Art - galerie La Tour

Adrien Boyer - Galerie La Tour Du 9 février au 16 mars 2012Nos villes sont des théâtres. Read more..

Jean-Paul Philippe - Archéologies intérieures - galerie Jeanne-Bucher

Jean-Paul Philippe - Galerie Jeanne-Bucher Du 9 février au 31 mars 2012La galerie Jeanne-Bucher / Jaeger Bucher présente, du 9 février au 31 mars 2012, au sein de son espace rive gauche, une exposition de l’artiste Jean-Paul Philippe intitulée « Archéologies intérieures ». Read more..

Jasmine Bertusi - This Side Up - JAS Gallery

JAS Gallery Du 10 février au 24 mars 2012Depuis un peu plus d’un an, JAS Gallery se donne pour mission d’offrir une vitrine française à des artistes déjà reconnus à l’étranger. Read more..

Lancement de la galerie ChipChop - galerie Alexandre Cadain

ChipChop Du 10 au 21 février 2012Pour célébrer le lancement de son site Internet, la galerie ChipChop organise sa première exposition de photographie contemporaine, « La Générale ». Read more..

John Casey - Big idea - galerie Polaris

Galerie Polaris Du 11 février au 10 mars 2012Galerie PolarisNé à Salem en 1964, John Casey est diplômé du College of Fine Arts de Boston, il présentera sa première exposition personnelle à la galerie Polaris du 11 février au 10 mars 2012. Read more..

One piece at a Time - Point Ephémère

Du 26 janvier au 11 mars 2012« One Piece at a Time » raconte l’histoire d’un ouvrier d’une chaîne de montage automobile qui construit petit à petit sa propre voiture avec des pièces volées à l’usine. Read more..

Group Show - galerie Catherine Houard

galerie Catherine Houard Du 11 au 25 février 2012 Catherine Houard présente une exposition réunissant des œuvres de quatre nouveaux artistes de sa galerie. Read more..

Musée Toulouse-Lautrec d'Albi - rouverture le 2 avril 2012

Le 2 avril 2012, c’est un musée international de référence qui ouvre ses portes à Albi. Read more..

Globes de cristal - lauréats 2012

Globes_de_cristal Les Globes de Cristal 2012 — les prix de la presse française pour les arts et la culture — ont été décernés au Lido, le 6 février. Read more..

L’Invention du sauvage - Meilleure Exposition 2011 lors des Globes de Cristal Art et Culture

Du 29 novembre 2011 au 3 juin 2012L’exposition « Exhibitions, l’invention du sauvage » (présentée au musée du Quai Branly) a été consacrée « Meilleure exposition 2011 » lors de la cérémonie des Globes de Cristal Art et Culture. Read more..

Face à la vie - exposition à la Cité des Sciences et livre

« Face à la vie », une exposition à la Cité des Sciences, et bientôt un livre. Read more..

Christopher Wool - Musée d’Art moderne de la Ville de Paris

Du 30 mars au 19 août 2012 Le musée d’Art moderne de la Ville de Paris présente la première exposition à Paris de Christopher Wool, figure majeure de la scène artistique internationale et l’un des peintres américains contemporains les plus influents. Read more..

Robert Malaval - Galerie de l'Exil

Robert Malaval - Galerie de l Du 23 janvier au 30 avril 2012La galerie de l'Exil consacre une exposition à « Robert Malaval », artiste « glam rock », que l'on considère souvent comme le créateur d'une version française du Pop Art. Read more..

Patricia Erbelding - Le Cabinet d'amateur

Cabinet d Du 7 au 18 février 2012, Patricia Erbelding expose des œuvres sur papier et des livres d'artiste au Cabinet d'amateur. Read more..

Dystopie - Golden Brain Art - Espace Faubourg

Dystopie - Golden Brain Art - Espace Faubourg Du 9 février au 27 février 2012La Galerie d’Art et la Collection Golden Brain s’installent à l’Espace Faubourg afin de promouvoir des artistes contemporains, porteurs d’un nouveau regard sur le monde. Read more..

Prix Meurice 2012

Hotel Meurice Après quatre éditions du Prix Meurice réussies et le lancement de sa collection d'art contemporain, Le Meurice fête, cette année, la cinquième édition du Prix Meurice pour l'art contemporain. Read more..

Super Heros - Hôtel Lutetia

Hotel Lutetia Du 12 janvier au 29 février 2012 Après le succès de l’exposition organisée à La Cantine du Faubourg (Galerie 105) en juin 2011, Artsuperhero by Myface et la galerie Lo4Art s’associent à l’Hôtel Lutetia Paris Rive Gauche pour présenter l’exposition-vente « Super Heros ». Read more..



groupefacebook
titre-menu-derniers-articles-a-lire

Un fil à la patte - Feydeau - Comédie Française

Jusqu'au 18 juin 2011
Comédie Française

La mise en scène hilarante de Jérôme Deschamps décoiffe et ne manque pas d'audace. Le directeur de l'Opéra Comiq... Lire la suite...

Les Potobos - exposition urbaine engagée susceptible de récidive

Les potobos à Ledru Rollin

On a tous remarqué la laideur des nombreux poteaux qui tapissent nos trottoirs et ternissent la beauté des villes, qui réuni... Lire la suite...

Égisto - Opéra Comique

Jusqu'au 9 février 2012

L' Égisto mis en scène par Benjamin Lazar et Le Poème Harmonique dirigé par Vincent Dumestre est un manège enchanté et précieux,... Lire la suite...

Polisse - film de Maïwenn Le Besco

Sortie le 19 octobre 2011  

Après Pardonnez moi et Le Bal des actrices , la réalisatrice controversée Maïwenn Le Besco (sœur d'Isild et ex-femme de Luc Bes... Lire la suite...