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Projet E.Doll – Softtwix

12 février 2018
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Instalation réalisée en novembre 2017, au 27 Bld des Capucines, 75002 Paris

Commencé début 2014, le projet E.Doll se décline sous forme d’installations urbaines. Mes photos, des visages de femmes sur fond noir, en format XXL, sont collées sur les murs dans la rue, dans des friches, ou sur des chantiers en cours… Je recherche l’interaction parfaite entre le lieu et l’E.Doll que j’ai choisi, pour révéler toute l’intensité de son regard…

J’avais envie de créer ce face à face… Mes E.Dolls dérangent, elles questionnent, interpellent. Chacun étant libre d’y projeter sa propre histoire…”

Les E.Dolls sont des femmes libérées… Elles sont toutes belles, mais elles portent les empreintes de leur vie sur leur visage. Elles nous racontent chacune une histoire, son histoire: la violence de l’existence, le poids de l’éducation, la folie des hommes, l’usure du temps…

Installation réalisée en aout 2016, rue des Lois à Toulouse.

Elles sont belles, mais derrière ou à travers cette beauté à la plastique parfaite, se dessine une blessure humaine, trop humaine… Sont elles des mutants fantastiques ou au contraire, tellement femmes?

L’image de la femme moderne est celle d’une femme qui mène de front vie privée et carrière professionnelle réussie. Cette image de la femme est celle qui est véhiculée par la société occidentale, à travers les magazines féminins, ou les campagnes publicitaire…

Etre l’une d’entre elles, c’est concilier le rôle traditionnel de femme au foyer avec celui de femme libérée. Une femme qui combine avec succès une carrière enrichissante, l’éducation des enfants, une maison impeccable, un look à la fois sexy et sophistiqué, des amitiés entretenues, et enfin, un vie amoureuse fabuleuse… Mais être une superwoman n’est pas la seule exigence demandée à la femme moderne, elle se doit également d’être belle, mince, sexy, sans âge, et sans rides… chirurgie esthétique, psychose anti-rides, quête maladive de la jeunesse éternelle…

La plupart des femmes vivent consciemment ou inconsciemment dans la dépendance du regard et de l’approbation de l’autre… Et dans cette course effrénée à la validation extérieure, elles se perdent, s’abîment, se déchirent, se ternissent…

Installation réalisée en juin 2017, rue Clavel, 75019 Paris.

 

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