Alors que commence le bouillonnement lié à l’ouverture du Festival, il est bon de se pencher un peu plus sur les coulisses de l’événement du mois de mai. Assimilé pour la plupart à la montée des marches, au tapis rouge et aux extravagantes soirées, le festival de Cannes n’est pourtant pas réservé qu’à une poignée de VIP. Professionnels en tout genre, du journaliste à l’étudiant en cinéma, du petit producteur au réalisateur en herbe, tous ou presque ont leur place aux projections même si leur importance est relative à la couleur du pass magique de ces dix jours : le fameux badge.
Pour les habitants de la ville de Cannes, étudiants spécialisés ou quidams très intéressés, le service Cannes cinéphile délivre chaque année près de 4'000 badges. Ceux ci donnent accès à toutes les projections (sauf celles réservées à la presse) dans une file particulière, souvent prise d’assaut plusieurs heures avant les séances (d’où l’importance d’amener une bouteille d’eau et de profiter des journaux gratuits pour se protéger du soleil) et même aux projections de la compétition officielle à condition de l’accompagner d’une invitation de couleur rose. Ces invitations se retirent à l’aube au stand de Cannes Cinéphile ou se quémandent devant le palais en arborant une pancarte et un joli sourire. Cette institution du festival est chaque année très contestée mais jamais réellement réprimandée par la direction ou les forces de l’ordre.
Les professionnels sont, eux, classés par ordre d’importance selon la couleur de leur badge : jaune, bleu, rose, rose avec une pastille et blanc. Les différentes couleurs sont parquées dans des allées et ne sont autorisées à entrer que par ordre d’importance. C’est pourquoi il arrive parfois que des journalistes accrédités en jaune ou bleu restent à la porte des projections ouvertes à tous. Il faut savoir aussi que les titulaires du badge blanc ne font pas la queue et entrent quand bon leur semble.
Alors que la ville est envahie de curieux, pressés de croiser les stars sur la Croisette, des lieux de détente, havres de paix ou de fête, fleurissent : des plages privées aux villas en passant par les hôtels. Ces lieux sont en général accessibles en présentant un badge spécifique ou une invitation et ne sont donc pas proposés pour le grand public. Cependant, il reste possible de croiser des stars ou des personnalités dans des lieux plus confidentiels encore et ouverts à tous comme le Petit Majestic (6, rue Tony Allard).
2011 marque un tournant dans les habitudes cannoises puisque plusieurs lieux de fêtes comme le Zanzibar ou le Baron ont désormais plié boutique et appellent donc à d’autres références, d’autres lieux qu’il reste encore à découvrir. Pour cela, suivre les personnalités, journalistes ou stars, sur le réseau social Twitter reste un bon moyen de connaître les endroits où rencontrer du beau monde et passer une bonne soirée.
Lucile Bellan
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- Festival de Cannes 2011 - 11 et 12 mai
[Visuel : Affiche du festival : Faye Dunaway © photo by Jerry Schatzberg – Artwork: H5]
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