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Le beau mois de septembre du cinéma français

17 juillet 2017
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Barbara

Barbara

De Mathieu Amalric

Avec Jeanne Balibar, Mathieu Amalric, Vincent Peirani

Durée : 1h37

Sortie le 6 septembre 2017

Sortie le 21 juin 2017

Après un mois de juillet et un mois d’août des plus calmes, le mois de septembre pourrait bien faire la différence en matière de cinéma français. Les amateurs de productions nationales devraient se régaler.

Fin août, 120 battements par minute sortira enfin dans les salles françaises. Le grand film de Robin Campillo sur les années Act Up devrait sans aucun doute créer l’événement et continuer à faire parler de lui durant tout le mois de septembre. Quelle belle façon d’ouvrir sur un mois de septembre qui s’annonce prodigieux pour le cinéma français.

 

Dès le 6 septembre, on pourra en effet voir Barbara, évocation de la vie de la chanteuse par un Mathieu Amalric futé, qui au lieu de plonger dans le biopic a choisi de confier à Jeanne Balibar le rôle d’une actrice s’apprêtant à incarner Barbara. En résulte un film romanesque, complexe et d’un lyrisme absolu. Le même jour, on pourra également voir Ôtez-moi d’un doute, troisième film réalisé par Carine Tardieu après La Tête de Maman et Du vent dans mes mollets. François Damiens et Cécile de France interprètent les rôles principaux de cette comédie dramatique sur la filiation.

 

Toujours le 6 septembre, c’est le film le plus étrange de l’année qui sortira dans nos cinémas. Quelques jours après avoir été diffusé sur Arte, on pourra découvrir sur grand écran le dernier film de bruno Dumont, Jeannette, évocation musicale et facétieuse de la jeunesse de Jeanne d’Arc. Les premiers retours sont absolument séduisants, les critiques présents à Cannes confiant n’avoir jamais rien vu de tel en matière de scènes improbables.

 

Le 13 septembre, c’est le dernier film d’André Téchiné, Nos années folles, qui sortira sur nos écrans. Célébré à Cannes au cours d’une séance spéciale durant laquelle ses acteurs et actrices fétiches lui ont fait l’honneur de leur présence, André Téchiné présente un film touchant et délicat sur un homme qui, au début du siècle, se travestit pour échapper à ses obligations d’homme. Avec Céline Sallette et Pierre Deladonchamps dans les rôles principaux, Nos années folles devrait faire parler de lui.

 

On pourra également découvrir le même jour Le Redoutable, évocation caustique de la vie de Jean-Luc Godard, interprété par Louis Garrel dans un film réalisé par Michel Hazanavicius. Reparti bredouille de Cannes, le film a néanmoins amusé l’audience. Et toujours ce mercredi, c’est Gilles Bourdos (réalisateur méconnu du fabuleux Inquiétudes adapté de Patricia Highsmith, un peu disparu depuis sa malheureuse tentative d’adapter Guillaume Musso dans Et après) qui présente son nouveau film, Espèces menacées, avec notamment Alice Isaaz, Eric Elmosnino, Grégory Gadebois, Vincent Rottiers et Suzanne Clément. Un film choral ambitieux qui s’annonce brillant.

 

Le 20, c’est Mon garçon qui créera l’événement. Tourné en seulement quelques jours par Christain Carion (Joyeux Noël, L’Affaire Farewell) avec une nouvelle fois Guillaume Canet. Ce dernier interprète un père parti à la recherche de son fils de sept ans disparu lors d’une sortie scolaire en montagne. Gros duel d’acteurs ce mercredi, puisque face à Canet, on pourra voir Vincent Cassel en Paul Gauguin dans Gauguin – Voyage de Tahiti d’Edouard Deluc (Mariage à Mendoza). Une évocation bien sentie des années tahitiennes du peintre.

 

On évitera pudiquement de parler du Petit Spirou, qui sort le mercredi 27, pour n’évoquer que les deux films de femmes qui sortiront ce mercredi-là. D’abord les débuts “comiques” de Claire Denis, qui s’intéresse à la vie sentimentale coimpliquée d’une héroïne incarnée par Juliette Binoche. Co-écrite avec Christine Angot, Un beau soleil intérieur est une curiosité, pas hilarante mais néanmoins si caustique qu’elle peut tout à fait amuser. Plus fantaisiste, le nouveau Noémie Lvovsky (Demain et tous les autres jours) a pour héroïne une petite fille qui se voit offrir par sa mère (Lvovsky elle-même) une chouette… qui lui parle lorsqu’elle est seule avec elle. Le ton unique de la réalisatrice de Faut que ça danse et de Camille redouble devrait toucher juste une fois encore.

 

Lucile Bellan

[Image 2017 © StudioCanal]

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