Opéra Bastille
Samedi 14 novembre
Un premier concert de la saison très applaudi, dirigé avec précision et ferveur par Philippe Jordan à La Bastille.
Le nouveau directeur musical de l'Opéra de Paris, Philippe Jordan, au parcours saisissant, il n'a que 35 ans, a convaincu le public de la Bastille.
De mémoire, sans partition, il dirige avec brio les 120 musiciens du poème symphonique monumental de Richard Strauss. Très droit, élégant et superbe, il emmène avec lui la salle dans l'oeuvre magnifique, Eine Alpensinfonie, op. 64.
Cette oeuvre colossale, de près d'une heure, exigeante, aérienne, grandiose, et émouvante, se présente d'abord comme une longue promenade dans les montagnes, mais en réalité nous ramène plutôt à la destinée humaine. Hommage au peintre suisse Karl Stauffer-Bern, qui se suicida à l'âge de 34 ans, c'est après la mort de Nietzsche, en 1900, que Strauss travailla pour la première fois à cette oeuvre grandiose qui devait s'appeler La tragédie de l'artiste.
La performance des cuivres de l'orchestre a été particulièrement applaudie.
En première partie, c'est une des dernières oeuvres de Ligeti, le concerto pour violon, qu'Isabelle Faust a interprétée brillamment, avec rigueur et pugnacité. Une oeuvre surprenante, légère et violente, amusante et envoûtante, très énigmatique.
Par son caractère intime, mais d'une virtuosité extrême, cette pièce surprend un peu, dans cette grande salle de La Bastille.
Marie Torrès
Lire aussi sur Artistik Rezo l'entretien avec Philippe Jordan.
PHILIPPE JORDAN Direction musicale
ISABELLE FAUST Violon
GYÖRGY LIGETI
Concerto pour violon
RICHARD STRAUSS
Eine Alpensinfonie, op. 64
| Philippe Jordan - directeur musical de l'Opéra National de Paris < Préc | Suivant > Circus Polka et Jeu de cartes de Stravinsky, Images de Debussy |
|---|



























