
Musée du Quai Branly, Galerie Jardin
Du 17 mars au 28 juin 2009
Art contemporain, critique d'exposition
Sur des airs de Duke Ellington, le musée du Quai Branly nous plonge dans l'univers mouvementé du Jazz pour en constater l'impact sur l'ensemble de la production artistique du XX ème siècle.
La scénographie de cette exposition peut surprendre mais elle va de pair avec son thème: la musique Jazz, qui fut qualifiée de dégénérée. L'architecte a choisi d'articuler les dix salles thématiques autour de ce qu'il a appelé une « timeline » qui guide le spectateur, lui permettant de ne pas s'égarer dans le labyrinthe de salles qui l'entourent. En effet, on tourne, on vire, on chavire mais on retrouve toujours la timeline qui nous rappelle les évènements importants du jazz tout au long du siècle dernier. Cet axe central est une vitrine présentant des illustrations, des pochettes de disques, des livres, des partitions mais surtout des pistes audios ou vidéos permettant de suivre l'évolution de la musique jazz de sa naissance que l'on date autour de 1917 à nos jours.
Le parcours suit un cheminement chronologique qui permet de constater le lien entre la musique jazz et les arts au fil du temps. Le Jazz fut un symbole moderne de la liberté, du corps et de l'esprit, et les 1000 œuvres présentées en témoignent. Ainsi, on peut admirer de nombreuses illustrations dont les premières datent des années 20, des photographies, des archives vidéos épatantes, des pochettes de disques, des extraits de bandes dessinées, des lavis de Fernand Léger, des lithographies de Jean Dubuffet... Mais ne soyez pas non plus étonnés de tomber nez à nez avec une huile de Jackson Pollock, de Frantisek Kupka, des dessins de Charles Delaunay, d'Henri Matisse et encore bien d'autres! L'impact du jazz est plus ou moins explicite dans les œuvres, selon les artistes et les époques, cependant il est incontestable au sortir de l'exposition que ce fut une des grandes sources d'inspiration de l'avant-garde moderne.
Ce qui peut cependant étonner c'est qu'il n'y ait pas de réelle explication des différentes variations musicales au sein du jazz. Un spectateur néophyte peut alors rester songeur lorsque apparaissent des termes aussi incongrus que: Ragtime, Be Bop, Boogie-Woogie, Free-jazz... Néanmoins, l'ampleur de l'exposition est déjà suffisamment importante, il faut d'ailleurs prévoir deux bonnes heures pour la visite mais elle vaut largement le détour.
Il ne faut surtout pas manquer une version du dessin animé « Les Trois petits cochons » qui donne « The Three Little Bops », une Warner Bros production étonnante et tout simplement hilarante. Mais il est également intéressant de se renseigner sur le programme annexe de l'exposition car de nombreuses projections, concerts, conférences sont organisés régulièrement. Notamment, à ne manquer sous aucun prétexte: la venue du blues man Taj Mahal et la projection du film Bird de Clint Eastwood.
Il ne faut surtout pas manquer une version du dessin animé « Les Trois petits cochons » qui donne « The Three Little Bops », une Warner Bros production étonnante et tout simplement hilarante. Mais il est également intéressant de se renseigner sur le programme annexe de l'exposition car de nombreuses projections, concerts, conférences sont organisés régulièrement. Notamment, à ne manquer sous aucun prétexte: la venue du blues man Taj Mahal et la projection du film Bird de Clint Eastwood.
Marie David.
Du 17 mars au 28 juin 2009 Mardi, mercredi et dimanche: 11h-19h Jeudi, vendredi et samedi: 11h-21h Tarif plein: 7 ; Tarif réduit: 5euros Réservations: 0156617172 Musée du Quai Branly
37, quai Branly
75007 Paris
Accès: Rer C Pont de l'Alma ou Métro 9 Iéna
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