Lundi 15 mars 2010
Le Palace
Face à une salle acquise à sa cause et prête à s'enflammer, Calogero n'a pas fait dans la demi-mesure. Pourtant seul sur scène, sans les musiciens qui l'accompagnent habituellement, il a proposé une partition réorchestrée de ses chansons qui a donné au Palace, l'espace de deux heures, de faux airs de Zénith.
Habitué aux grandes salles qu'il a visitées pendant les premiers mois de son Embellie Tour, Calogero a choisi pour l'année à venir de poser sa basse dans des salles plus intimes, à l'éclairage ramené à l'essentiel et à la simplicité bienvenue. En solo, au plus près de son public, loin du cliché du chanteur à guitare minaudant devant son micro, il se donne sans compter et sans retenue, offrant des accords revisités et de nouvelles orchestrations de ses chansons. Profitant de l'acoustique exceptionnelle du Palace, sa voix s'envole et emporte dans un long et beau voyage mélodique une audience conquise et prompte à participer.
Ses plus grands tubes ainsi que les chansons de son nouvel album sont évidemment au rendez-vous, repris en cœur par un public enthousiaste qui s'époumone et sautille en rythme au gré des strophes. Par une savante alchimie d'instants enlevés et de morceaux plus calmes, l'ancien chanteur des Charts crée une atmosphère à mi-chemin entre l'électrique et l'acoustique. Si la reprise de Prendre l'air plusieurs années après l'avoir chantée pour la première fois soulève le Palace, ce dernier sait aussi se taire pour profiter de certains très beaux moments comme la reprise de Chanson pour Pierrot de Renaud.
« On est riche que de ses amis... c'est vous. » D'aucuns diraient qu'il s'agit d'un bon mot facile, mais c'est bien le sentiment d'avoir partagé un moment particulier qui s'empare du public à la vue du bonheur visible du chanteur d'être là. Les quelques oublis traditionnels de texte effacés d'un sourire et par les applaudissements amusés ne viennent pas ternir la soirée qui se termine comme elle a commencé, par un Calogero seul sur scène mais accompagné par plusieurs centaines de voix.
Intense, tel est le mot qui vient à l'esprit au terme des deux heures de concert. Compositeur et chanteur talentueux mais peut-être plus que tout incomparable homme de scène, Calogero n'a certainement pas fini de ravir son public... et de le surprendre.
Solène
Calogero en concert
Le Palace, 17 mars 2010
Prochaines dates à Paris :
Lundi 22 mars au Palace (complet)
Lundi 7 juin au Zénith
Autres dates à venir :
24 mars à Rueil-Malmaison (complet)
26 mars à Arcachon (complet)
27 mars à St Gilles Croix de Vie (complet)
28 mars aux Sables d'Olonne
30 mars à Avignon
1er avril à Béziers (complet)
02 avril à Castres (complet)
04 avril à Rodez (complet)
06 avril à St Brice sous Forest (complet)
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