
Sortie le 17 mai 2010
Kelis n'avait pas sorti d'album depuis le décevant mais excusable Kelis was here. Réussissant un album sur deux, tous nos espoirs se portaient sur Fleshtone. Mais quand on a su avec qui elle avait collaboré pour ce nouvel album, on a sérieusement commencé à s'inquiéter...
Pour une déception, c’est une déception. On avait laissé Kelis il y a quatre ans avec un Kelis was here déjà moyen mais qui restait dans la lignée de ce que la demoiselle savait faire. Un R’n'B classieux plus porté vers le hip-hop que vers les mièvreries habituelles du genre.
On avait adoré Kaleidoscope (The Neptunes aux manettes aka Pharrell Williams & Chad Hugo) et l’excellent Good Stuff. On écoutait en boucle Tasty et ses tubes monstrueux comme Milkshake ou Trick Me. En écoutant Fleshtone on s’est d’abord demandé si on ne s’était pas trompé de disque. Mais non. Kelis s’est mis à la musique de clubber. La claque.
Produit par Will.I.Am, Fleshtone est un peu la private party de la scène électro, alignant le bon et le moins bon : Benny Benassi, David Guetta (on le préfère quand il fait ses propres albums, au moins on sait à quoi s’attendre), Diplo, Boyz Noise… On se demande encore ce que les deux derniers sont venus faire dans cette galère.
Pendant moins de dix chansons (c’est la bonne nouvelle de l’album), Kelis s’excite sur du boom boom pow à n’en plus finir. Pourquoi ? A vrai dire on ne sait pas trop et Fleshtone nous a déjà suffisamment pris la tête pour qu’on ne cherche pas trop d’explications.
On ne peut pas dire que Kelis réussisse son come-back. Du moins du côté de ses fans. Après, ceux qui apprécient la musique de David Guetta et des Black Eyed Peas y trouveront leur compte.
Florent Auray
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Sortie le 17 mai 2010
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