Auteurs d'un premier album de qualité plus que décente, The Heavy reviennent avec, à la baguette, Jim Abiss, producteur (entre autres) des Arctic Monkeys et de Kasabian, qui cette fois- ci a mis son talent au service du groupe originaire de Noid (petite bourgade du sud-ouest de l'Angleterre) pour donner à The house that dirt built le son qu'il mérite. On pouvait donc légitimement attendre un disque énorme. Bonne nouvelle, la première écoute nous donne raison, les prévisions devenant des certitudes. Entre Funk et rock garage, le combo anglais tire le meilleur des générations passées, ce qui donne un ensemble très éclectique, à défaut d'être novateur.
Voyage dans le passé
Le voyage dans le passé commence avec Oh no ! Not you again qui ouvre le disque, façon little Richards, tandis que Short change hero rappelle les compositions d'Ennio Morricone, façon Western Spaghetti.
Dans tout cela, viennent s'intercaler des morceaux rock/ blues (Long way from home) et titres funky (How you like me know, sixteen). Au fur et à mesure de l'album, le groupe propose du reggae (Cause from Alarm), reprend la ligne directrice du 'Five no one' des Doors sur What you want me to do mais concède de piocher dans des répertoires plus récents comme celui des méconnus Shining (groupe de Simon Tong, ex- Verve et blur).
Long way from home est une sorte de chanson folk/punk/rock bien léchée, qu'on écouterait bien en boucle sur la Route 66.
Stuck vient conclure l'album sur une touche poétique grâce à une base de guitare country bien pensée.
Pour ce deuxième opus, le quintette n'a vraiment rien inventé mais reprend l'histoire de la musique à son compte de fort belle manière et ce en onze titres, tous impeccables.
Olivier Cougot
The house that dirt built, The Heavy
Plus d'informations : http://www.myspace.com/theheavy73
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