Le 29 novembre 2011Aloe Blacc a majestueusement enivré le Casino de Paris. Il arrive sur scène en costume noir, sous-pull rouge foncé et chapeau vissé sur la tête. Le jeune homme a l'allure classieuse de ses prédécesseurs de la soul music à qui il rend hommage, James Brown ou encore Marvin Gaye dont il reprend le célèbre Ain't No Mountain High Enough.
« Love & peace » sont ses lettres de noblesse, interprétées par une voix chaude et sensuelle, une voix qui groove, qui sonne. L'organe musical du showman est accompagné par le Grand Scheme, un orchestre composé notamment d'un saxophone, d'une trompette... les cuivres dont ne peuvent se passer les amoureux de la soul et du funk !
Les morceaux s'enchainent, le Casino de Paris vibre avec un Aloe Blacc très communicatif qui laissera une empreinte indélébile dans les mémoires. L'acoustique est exceptionnelle parce qu'on est dans une salle intimiste, dénitivement idéale pour être emportés par du bon son, et là, c'est du vrai son à l'ancienne.
Avant Good things, l'artiste s'était essayé à d'autres genres, salsa, dancehall, r&b, funk, rock, dans un album plus éclectique, Shine Through, avant d'être porté par le succès de I need a dollar... Il semble avoir trouvé un style qu'il incarne merveilleusement, celui de la soul vintage, pour livrer une époustouante performance.
Respect Monsieur Blacc, dans l'attente du prochain album...
Alexandra Ferrero
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