
Le 15 décembre 2010
106 de Rouen
Dans la foulée d'un (nouveau) disque éponyme extraterrestre paru à l'aube de l'automne, Philippe Katerine continue sa tournée à travers la France.
Mercredi soir, c'est au 106 de Rouen que le quadragénaire déjanté a sévi pour le plus grand bonheur de tous. Un show explosif qui restera dans les annales.
Un poète nommé Katerine
Entouré de deux charmantes Katerinettes au look rétro, le roi Philippe arbore une casquette verte qui accompagne une veste aux couleurs improbables et un pantalon de jogging qu'il quitte au bout de quatre titres... Avant de se retrouver en sous-vêtements quelques minutes plus tard !
Anecdotique, la nudité de Katerine fait rire et convient parfaitement à l'absurdité des chansons choisies pour débuter le set (Bla Bla Bla, La reine d'Angleterre, Des bisous). Chaussettes roses remontées, l'artiste raconte l'histoire d'un Sac en plastique et se moque de la praticité éphémère du Té-lé-phone avec brio.
Talentueux à ses heures, le Vendéen se rappelle au bon temps des Vieilles chaînes et recense les Morts-vivants après avoir fait l'apologie du vélo (Parisvélib'). Politiquement concerné, il prône la réconciliation des peuples sur Juif arabes et n'hésite pas à critiquer subtilement l'interdiction de consommer de l'alcool sur le lieu par un Laurent Fabius qui en prend pour son grade (Liberté).
A fond dans son rôle de troubadour déjanté, Katerine annonce et propose des « percussions ventrales » de quelques instants pour ouvrir le rappel. Rejoint par ses musiciens tout aussi – ou presque aussi – excentriques, le show-man se donne finalement corps et âme sur une version démentielle de Louxor j'adore !
Olivier Cougot
Lire aussi sur Artistik Rezo, Philippe Katerine au cinéma dans Je suis un no man's land.
www.katerine.artistes.universalmusic.fr/
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