
25 février 2010
Olympia
Récit, par Olivier Cougot
Les Vampire Weekend éblouissent l'Olympia !
Il y a quelques mois, Artistik Rezo assistait au festival Rock en Seine à la brillante prestation des Vampire Weekend. Prestation qui avait presque fait oublier la séparation définitive du groupe Oasis quelques minutes plus tard, comme un passage de témoin symbolique entre deux générations. Forts d'un nouvel album sorti en ce début d'année 2010, les quatre anciens pensionnaires de la faculté de Musicologie de Columbia étaient à l'Olympia pour éclabousser une nouvelle fois les spectateurs de toute leur classe, en livrant un véritable show, parfait du début à la fin. Récit d'une soirée exceptionnelle.
Dans un Olympia qui se remplit rapidement, le public peut admirer les lustres en cristal alignés au dessus de la scène, avant d'acclamer l'arrivée du quatuor et de découvrir la jeune fille – présente sur la pochette de Contra – sur une immense toile de fond de scène sur les premières lignes de basse saccadées de White sky. Sans transition, Holidays fait échos dans la mythique salle avant que le front-man ne se fende d'un bref « merci ». Et les New-yorkais de reprendre un classique du premier album avant de provoquer l'hystérie sur Cousinsune chanson sur la famille » qu'Ezra Koenig annonce comme «
Rodés comme jamais – avant de poursuivre une tournée en quasi-totalité sold-out –, les quatre nouveaux héros de la scène musicale internationale déroulent en toute humilité leurs compositions largement inspirées du soukous congolais. Ils parviennent même à faire de certains titres – plus timides sur disque – de véritables machines à danser, servis par un son parfait (M79).
Une réponse à la perfection
Toujours avec l'incroyable gentillesse dont il est coutumier, Ezra Koenig invite les deux mille âmes à reprendre le refrain de One (Blake's got a new face) avant de quitter la scène quelques minutes plus tard pour revenir sur le délicieux Horchata et ses couplets attendrissants : « In december, drinking Horchata ». Une dernière fois, le public est appelé à « bouger sur une chanson de deux minutes qui parle d'architecture » (Mansard roof) avant la conclusion sur un Walcott boosté jusqu'à l'extrême.
Après quatre-vingt minutes menées tambour battant, les Américains tirent leur révérence, laissant un vide brutal sur le sol bondissant d'un Olympia conquis.
A la sortie, tous les visages affichent un sourire admiratif et béat, l'éclaircie dégagée n'étant qu'une réponse spontanée à la perfection. Désormais, les Vampire Weekend font partie des grands.
Olivier Cougot
www.myspace.com/vampireweekend
Artiste signé chez XL RECORDINGS (Beggars Group)
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Commentaires
Voici ma chronique :
http://curseoftheninthsymphony.blogspot.com/2010/03/vampire-weekend-lolympia-tout-est-dit.html
L.
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