
Joseph Nadj, Entracte
Danse - Théâtre de la Ville
Du 10 au 14 février 2009.
Plus de vingt ans que Joseph Nadj arrive à nous surprendre avec de nouvelles créations, et le voici se produisant au Théâtre de la Ville pour la dix-septième fois!
Chacune de ses créations ressemble à une énigme, et elle flotte, aérienne, forte de sa nécessité de perdurer dans l’irrésolution. La singularité d’Entracte, dernière création en date, vient de l’accouplement du mutisme inspiré de notre chorégraphe, à la musique à la fois libre, moderne et mystique du poly instrumentaliste Akosh Szelevényi.
Pendant une heure et quart, nous voilà entre eux, transparents entre les sons et les corps, spectateurs intrus au travers desquels l’authenticité du dialogue passe, inentamée. On aime ce sentiment d’intrusion, ce sentiment de voyeurisme devant le déchaînement millimétré de corps que l’on ne dérange, ni ne propulse. Nos émotions oscillent devant l’imprévisibilité des rythmes d’un free jazz qui se souvient des origines hongroises des deux âmes maîtresses du spectacle : Joseph Nadj et Akoh Szelevényi.
A ceux qui prétendraient avoir déjà tout vu de Joseph Nadj, je répondrais seulement qu’il serait dommage de se priver d’un tel Entracte, marqué de nouveaux tableaux, de nouvelles fragrances d’absurde ; caresses fougueuses, drôles, profondes.... Quoiqu’il en soit éminemment poétiques ! Sur le fil invisible du Yi-King chinois, reste à se laisser couler, se saisir du temps tendu, détendu, suspendu, d’une chorégraphie qui flirte avec l’onirisme en nous maintenant éveillés.
Régalez-vous ! Oui, allez donc songer, bercés par la lumière d’un spectacle qui nous donne beaucoup à voir et à entendre.
Pendant une heure et quart, nous voilà entre eux, transparents entre les sons et les corps, spectateurs intrus au travers desquels l’authenticité du dialogue passe, inentamée. On aime ce sentiment d’intrusion, ce sentiment de voyeurisme devant le déchaînement millimétré de corps que l’on ne dérange, ni ne propulse. Nos émotions oscillent devant l’imprévisibilité des rythmes d’un free jazz qui se souvient des origines hongroises des deux âmes maîtresses du spectacle : Joseph Nadj et Akoh Szelevényi.
A ceux qui prétendraient avoir déjà tout vu de Joseph Nadj, je répondrais seulement qu’il serait dommage de se priver d’un tel Entracte, marqué de nouveaux tableaux, de nouvelles fragrances d’absurde ; caresses fougueuses, drôles, profondes.... Quoiqu’il en soit éminemment poétiques ! Sur le fil invisible du Yi-King chinois, reste à se laisser couler, se saisir du temps tendu, détendu, suspendu, d’une chorégraphie qui flirte avec l’onirisme en nous maintenant éveillés.
Régalez-vous ! Oui, allez donc songer, bercés par la lumière d’un spectacle qui nous donne beaucoup à voir et à entendre.
Christine Sanchez
Chorégraphie et scénographie : Joseph Nadj
Musique : Akosh Szelevenyi
Avec Ivan Fatjo, Peter Gemza, Joseph Nadj, et Marlène Rostaing
Accompagnés des musiciens Robert Benko, Eric Brochard, Gildas Etevenard, Akosh Szelevenyi
Du 10 au 14 février, 20h30.
Tarif : de 13,50 à 26 euros.
Location : www.theatredelaville-paris.com ou www.fnac.com
Théâtre de la ville
2, Place du Châtelet
75004 Paris
Métro Châtelet
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