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    Festival Avignon 2010

    12 juillet 2010
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    Hortense Archambault et Vincent Baudrier, qui président aux destinées du Festival 2010, soixante-quatrième de nom, ont demandé à deux créateurs de s’associer à leur entreprise : Olivier Cadiot, écrivain et Christoph Marthaler, metteur en scène allemand. Celui-ci présente Papperlapapp (Blablabla et puis quoi encore ?…) du 7 au 17 juillet dans la Cour d’honneur, puis Se protéger de l’avenir au Collège Champfleury, du 21 au 24.

     

    Cadiot pour sa part donne au Gymnase Gérard Philipe Un Nid pourquoi faire ?, du 8 au 18 – l’histoire d’un Robinson déjanté – et le délicieux Un mage en été, du 21 au 27, à L’Opéra-Théâtre.

     

    Le spectacle majeur, au sein du Palais des Papes, est signé Jean-Baptiste Sastre : à lui de revisiter le spectacle de la création du Festival : La Tragédie du Roi Richard II.

     

    Mais c’est la Mitteleuropa qui est le plus à l’honneur cette année. Avec une adaptation  de L’Homme sans qualités de Robert Musil : une œuvre improbable et inachevée, un auteur de génie, une sorte de Proust autrichien – du 8 au 12 à L’Opéra-Théâtre. Le Procès de Kafka est vu à travers Andreas Kriegenburg, un ex-Allemand de l’Est qui doit savoir ce que furent les tracasseries bureaucratiques… Du 16 au 18 à L’Opéra-Théâtre.

     

    De l’absurde à la dérision il n’y a qu’un pas, vite franchi pour Eugène Ionesco avec son Délire à deux – Salle de Montfavet du 21 au 27, navette prévue. François Orsini monte le premier Brecht, celui d’un jeune de vingt ans : Baal. Maintes fois remanié, il explose en scénettes  d’une violence décapante. Le chantre de la R.D.A. était un Expressionniste farouche.  Du 19 au 25 au Cloitre des Célestins.

     

    Le cru 2010 de ce festival pourrait être à l’image de cette pièce : lui aussi éclate de toutes parts. Et ses bulles, véritables pépites, pourraient s’appeler La Vingtième Heure où jaillissent  toutes les formes atypiques de l’Art ;  mais aussi Anne Teresa De Keersmaeker avec sa danse polyphonique ; Lamberti-Will, le Réunionnais à la recherche du royaume impossible ; l’Hispanique Angelica Liddelle avec La Maison de la Force ; ou bien Christophe Feutrier et Julie Andrée T. la Québécoise dont Le Rouge bouillonne.

     

    Carte blanche à la musique, enfin, avec, entre autres, un concert de Pascal Dusapin, le plus doué de nos compositeurs actuels (le 23) et Le Cantique des cantiques (le 16) sous la houlette de Rodolphe Burger – tous deux au Temple Saint-Martial.

     

    L’autre festival, OFF, nous engloutit. Et c’est l’occasion pour les découvreurs de talents de se perdre en Avignon. Les rues nous y invitent avec leurs ombres bleues.

     

    Pierre Bréant

     

     

    Festival d’Avignon

    Du 7 au 27 juillet

    Renseignements : 04 90 14 14 60
    billetterie (à partir du 14 juin) : 04 90 14 14 14

    Tarifs de 8 e à 38e

    Avignon (84)

    www.festival-avignon.com

     

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