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    1 journée de Jacob Berger

    4 juin 2009
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    1_journee

    Synopsis

    Une journée. Une famille. Trois personnes, trois temps, trois chemins. A l’aube, Serge croit commettre un crime. A midi, Pietra découvre qu’elle est trahie. A treize heures, Vlad, leur fils, 8 ans, vit son premier chagrin d’amour. Toute la journée, Serge, Pietra et Vlad, leur fils, s’observent, se cherchent, s’évitent, se manquent, se percutent. La vie est un puzzle. Serge se met en quête de la punition qui le délivrera. Pietra décide de tout quitter. Vlad essaie de sauver ce qui reste de sa famille. Trois fois la même journée. Trois fois les mêmes silences. Trois fois la même solitude. Et trois fois un étranger qui apparaît sur leur chemin.

    Pour traiter ces trois histoires, Jacob Berger a choisi de construire son film sous le mode du triptyque : une même journée vue selon le point de vue de trois personnages différents, trois membres d’une même famille. Le mari infidèle qui voit sa vie lui échapper, la femme trompée qui ne sait pas comment réagir et leur fils qui vit son premier chagrin d’amour. Mais cette construction cinématographique, qui se veut sûrement originale, tombe vite dans la redondance, pour plonger dans un certains ennui.

    Le récit est situé dans une cité anonyme et glauque où les personnages se croisent sans vraiment y prêter attention. Le film se trouve ainsi ancré dans une réalité proche de tous. L’impression dégagée est que ce récit est celui d’une famille, mais qu’il pourrait tout aussi bien être le vôtre ou celui de vos voisins. Une histoire où le désarroi est palpable à tous les instants.

    Jacob Berger fait preuve d’un sens de l’esthétique assez affirmé, déjà présent dans son précédent film, Aime ton père, avec Depardieu père et fils. Mais le réalisateur a aussi cru bon de truffer son film de symboles censés refléter ce que traversent les personnages. Malheureusement, ces pseudo-symboles tombent à plat, ou peut-être étaient-ils tout simplement trop sibyllins pour en comprendre totalement le sens.

    On retiendra tout de même de ce film la prestation de Natacha Régnier, qui se fait trop rare au cinéma ces derniers temps. Comme souvent, l’actrice apporte à son personnage son naturel. En femme trompée qui cherche à retrouver un semblant de vie, l’actrice apporte une certaine justesse, n’en faisant jamais trop ni pas assez.

     

    Elorri Manterola

     

    Sortie le 20 mai 2009

     

    De Jacob Berger
    Avec Bruno Todeschini, Natacha Régnier, Louis Dussol

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