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    Jean-Luc Revol

    21 juillet 2009
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    jlr

    Pour Jean-Luc Revol, le théâtre n’a jamais fait aucun doute, c’est toujours ce qu’il a voulu faire. Après ses études, il se lance alors passionnément dans le métier : en 1985, il travaille comme professionnel à la Maison de la Culture de Nevers, il devient professeur régulier aux cours Florent à partir de 1987, il entre à la Ligue d’improvisation en 1990 et crée, en 1992, sa propre compagnie, le Théâtre du Caramel Fou (TCF), pour laquelle il reçoit le prix Adami en 2003. Puis il enchaîne les rôles, aussi bien au théâtre, à la télévision qu’au cinéma, ainsi que les casquettes de metteur en scène et reçoit notamment le Molière du théâtre musical pour le Cabaret des hommes perdus en 2007.

     
    L’échange comme base du théâtre

    Par le théâtre, ce qu’il cherche surtout, c’est faire entendre un texte. Le travail de l’acteur, le corps de l’acteur, tout doit être mis au service du texte dans le but de faire passer des sentiments. « L’échange est la base du théâtre », indique-t-il.

    Des maîtres, il en a plusieurs bien sûr : Fellini, Tati, Tim Burton, Magic Circus… Mais il ne s’agit pas de reproduire ce qu’ils ont fait. Il faut avoir des références, cela crée une complicité avec le public, ce que recherche donc Jean-Luc Revol. Dans la mise en scène qu’il propose du Préjugé vaincu de Marivaux, une scène fait explicitement référence à la partie de tennis des Vacances de Monsieur Hulot de Tati, comme une sorte de clin d’œil fait au spectateur. Mais même si la référence n’est pas toujours visible, ce n’est pas grave, l’important c’est au final, pour Jean-Luc Revol, qu’un échange avec le spectateur se soit produit. « Il faut aussi savoir se dégager des références. S’il s’agit de se confronter aux choses, précise-t-il, c’est pour pouvoir ensuite se faire sa propre idée et transmettre quelque chose de spécial au spectateur ». Il utilise certains codes, donc, mais c’est pour mieux les détourner et donner une dimension particulière au théâtre qu’il propose. 

    Sa dernière mise en scène est celle de L’inspecteur Whaff de Tom Stoppard qui a été présentée au Théâtre Tristan Bernard début 2009 à Paris. En juillet 2009, il présente à nouveau le Préjugé vaincu au festival d’Avignon.
     

    Quel est le premier évènement artistiquement marquant de votre vie ?

    Woyzeck
    de Georg Büchner et la Mélodie du Bonheur par le Magic Circus. C’est ce qui m’a donné le goût du musical.

     
    Croyez-vous en l’existence d’une image, d’un geste, d’un son, d’un mot absolu ?

    Non. Dire « le théâtre, c’est cela », « telle chose, c’est cela », ce n’est pas créatif, c’est un signe de fermeture.
     

    En quoi aimeriez-vous vous réincarner ?

    En une femme, pour voir ce que cela fait.

     
    Existe-t-il un espace qui vous inspire ?

    L’Islande, j’y suis déjà allé deux fois. C’est un espace vierge qui me ressource.
     

    Quelles sont vos obsessions, comment nourrissent-elles votre travail ?

    L’insatisfaction, un certain perfectionnisme qui rejaillit sur mon travail.

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