Carmina Burana – Festival de Lacoste 2011
L’ouvrage de Carl Orff, organisé en plusieurs parties dont la plus célèbre est « Ô Fortuna » a immédiatement connu un immense succès.
Carl Orff avait donné pour consigne que la pièce devait être jouée avec orchestre, choeur, solistes et images magiques. Dans la plupart des cas, seule la partition est interprétée. Celle-ci a donné lieu à de nombreux enregistrements. La musique de Carmina Burana a été utilisée maintes fois pour le cinéma ou la publicité. Les versions chorégraphiées sont rares ; ne perdons pas de vue que cet ouvrage réclame déjà un effectif très important.
La genèse du livret
Carl Orff entra en contact avec les chants de Burana lorsqu’il les lut dans Wine, Women, and Songs, publié par John Addington Symond en 1884, qui incluait une traduction en anglais des 46 poèmes du recueil. Michel Hofmann, un jeune étudiant en droit et amateur de latin et de grec, va aider Carl Orff à sélectionner et organiser 24 de ces poèmes afin de former le livret qui contient des textes en latin, moyen et haut allemand et très vieux français. Les sujets, profanes, dont il traite sont nombreux et universels: la fluctuation constante de la fortune et de la richesse, la nature éphémère de la vie, la joie apportée par le retour du printemps, les plaisirs de l’alcool, la bonne chère, le jeu, la luxure, etc.
Carmina Burana est divisée en cinq sections, qui sont à leur tour divisées en 25 mouvements. La majorité de la structure de l’œuvre est basée sur le concept de la Roue de la Fortune. Le dessin de cette roue, qui se trouve sur la première page du manuscrit, est accompagné de quatre phrases autour de la roue : « Regnabo, Regno, Regnavi, Sum sine regno » (Je règnerai, Je règne, J’ai régné, Je suis sans règne). L’intérieur de chaque scène, et parfois même à l’intérieur d’un mouvement, la Roue de la Fortune tourne ; la joie se transforme en amertume et l’espoir en deuil.
« Ô Fortuna », le premier poème dans l’édition Schmeller, est à la fois le premier et le dernier mouvement de l’œuvre.
Une œuvre connue de tous…
La musique de Carmina Burana, en particulier celle du choeur « Ô Fortuna », est utilisée dans de nombreux films et publicités : Tendres chasseurs de Ruy Guerra (1969) Excalibur de John Boorman (1981), The Doors d’Oliver Stone (1981), Glory d’Edward Zwick (1990), Tueurs nés d’Oliver Stone (1994)…
Lors du Festival de Lacoste 2011
Version contée et chorégraphiée
Contée par Eve Ruggieri
160 artistes de l’Opéra Lviv, opéra national d’Ukraine
Solistes, Orchestre, Choeur et Ballet
Durée : de 55 à 65 minutes
Tarifs : de 80€ à 120€ – Tarif réduit pour les étudiants – 26 ans
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