Mansfield. TYA + Mensch : une histoire de filles !
Une histoire de filles
Pour pallier l’annulation tardive de Scratch Massive, Julia et Carla Pallone ont fait appel aux filles de Mensch pour assurer leur première partie.
Programmé pour jouer le 18 juin au Point Ephémère, le duo récite ses gammes à coups d’accords bruts orchestrés par une boite à rythmes omniprésente. Délaissée par un jack défectueux et des branchements de fortune, Val (guitare/chant) met quelques minutes à réajuster sa guitare en s’excusant avec parcimonie. Une situation qui crée un lien interactif avec le public qui ne manque pas d’apporter son soutien dans une ambiance bon enfant. Rien à faire, la guitare est un ton en-dessous mais qu’importe, « chez Mensch, la basse prime ! » lance la chanteuse avant de réarmer la machine new-wave. Une fin de concert encourageante pour ses damoiselles aussi rock sur scène que sur disque.
Instincts originels
Dans un autre registre, les Mansfield. TYA déjouent tous les pronostics du live conventionnel. A la fin d’une projection originale de sept minutes, deux silhouettes apparaissent derrière l’écran. Chacune postée derrière un c
lavier, Julia et Carla démarrent en trombe avec le primaire An Island Is an Island issu de Nyx, sorti en 2011. Une montée en puissance abrégée par des titres où le violon se fait la part belle. Cheveux longs pour l’une, rasés pour l’autre, les opposées s’attirent quand il s’agit d’émouvoir avec la complicité de « Kiki », invitée sur My House et Mon Amoureuse. Présentée comme « Jean-Michel Jarre », Léonie vient compléter la bande à la batterie pour quelques titres désaxés (Wasting, Des Coups De cœurs, Au Loin). Moments forts et instants religieux se confondent dans cette mise en scène quasi-théâtrale qui voit Julia plaisanter avec le public quand elle ne sait plus sur quelle « case » le capo doit être posé. Pour se « déstresser », elle immortalise l’instant T en prenant des clichés de la fosse, et de revenir à ses instincts originels en hurlant sur des riffs métal caricaturaux. Sur les planches, pas de postes définis ni de hiérarchie, tout le monde participe à la fête en martelant ou caressant ses instruments. Au total, une vingtaine de chansons jouées, dont un rappel (Coco, The Day) qui achève une communion bien particulière.
Olivier Cougot
Photos par Jacob Khrist
Remerciements à Maud Pouzin
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