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    Paris Tableau 2012 – Palais de la Bourse

    13 novembre 2012
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    Paris Tableau 2012

    Pour cette deuxième édition, vingt-et-une galeries prestigieuses s’étaient données rendez-vous, de Madrid à Rome en passant par Paris, Londres, Zurick ou Amsterdam. Et comme il n’y a pas de tableau sans cadre, deux marchands parisiens renommés étaient présents pour dévoiler une sélection de leurs plus belles pièces.

    Paris Tableau accueillait cette année le Mobilier national autour de l’exposition : les Trésors retrouvés des Gobelins. Une autre façon de démontrer que la profession d’antiquaire et la recherche sur l’histoire de l’art sont intimement liées.

    Paris Tableau : Parcours

    Silence. Un vent de poésie règne subtilement sous le plafond néoclassique du palais Brongniart.

    Intime, feutré. Un vent de ferveur souffle doucement.

    Au travers des galeries, on plonge dans les méandres de l’art ancien. Au fil des époques, principalement du Moyen Âge au classico du XVIIIème siècle, et des différentes écoles de la peinture ancienne : nordiques, françaises, espagnoles, italiennes ou anglaises, le choix des œuvres privilégie les thèmes religieux ou mythologiques, mais aussi les portraits, les natures mortes et les paysages. 

    Notre œil retient les leçons des caravagesques avec l’Italie du XVIIème, les écoles d’Utrecht et française, au détour de tableaux d’une profondeur tout en lumière. Notre esprit se souvient du vérisme espagnol, puissance extatique des tableaux de Zurbaran ou Murillo. 

    Nos sens perçoivent les nuances dans l’art du portrait : élégance XVIIIème toute française ou froideur mystique toute flamande. 

    Subtilité émotionnelle, retenue et harmonie des compositions, l’émotion paraît être le seul moteur des propositions des galeristes.

    Beaucoup de vedute et de cappricci, qu’il s’agisse de Panini ou encore d’Hubert Robert, ces peintures, très recherchées par les collectionneurs à l’époque du Grand Tour, ponctuent notre parcours, conférant au salon une énergie toute particulière. Inventivité des artistes, virtuosité, puissance d’évocation des œuvres, le salon brille par son éclectisme et son exigence.

    A chaque instant on s’attend à tomber sur la (re-)découverte de chefs-d’œuvre disparus, inconnus ou surprenant par leurs influences : 

    Dereck Johns LTD a l’audace de choisir la peinture mexicaine du XVIIIème siècle, peu connue, avec des artistes comme André de Islas ou José Alfaro.

    De Jonckheere, acteur incontournable dans le monde de la peinture flamande et hollandaise suscitant depuis toujours un intérêt et une passion toute particulière chez les collectionneurs, propose, au coeur d’un stand qui se fait véritable écrin de cristal, une production maniériste anversoise sublime dans sa facture.

    Eric Coatalem présente une inattendue série de 6 modelli de l’Histoire d’Esther signée Jean-François de Troy.

    Pas de doutes, les chefs d’oeuvre sont bien là, partout. Le parcours est étourdissant.

    Loin de l’émulation habituelle des foires, c’est la sobriété, la rareté et l’exception qui président ici. Alors même que le foire de Maastricht tient encore et toujours le rôle de véritable leader en matière de peinture ancienne, Paris Tableau n’a pas à rougir. Plus qu’un hymne à la peinture ancienne, Paris Tableau est un hymne à la beauté. Vivement l’année prochaine !

    Anne-Lise Charache

    Paris Tableau 2012

    Du mercredi 7 au lundi 12 novembre 2012

    www.paristableau.com

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