Marina Gedeck – interview
Comment avez-vous préparé ce rôle ?
Avec le roman. Je l’ai lu et relu au point de connaître par cœur les pensées de cette femme. Pour ce qui est des animaux, ça n’a pas été trop difficile. Le chien qu’on voit dans le film est celui du metteur en scène. Un autre avait été prévu, entraîné par un professionnel, mais ça n’a pas collé. Il était d’ailleurs incroyable : même après avoir disparu du scénario et donc du tournage, il continuait à vouloir jouer. Le metteur en scène voulait que ce soit les animaux qui priment, que ce soit les humains qui s’adaptent aux animaux et non l’inverse, qui aurait été impossible.
Comment percevez-vous ce roman ?
C’est une grande déclaration d’amour à la vie.
Connaissiez-vous le cinéaste avant de tourner avec lui ?
C’est son premier film de cinéma mais il est très connu en Autriche et Allemagne pour son travail à la télévision.
Le montage financier n’a pas dû être facile…
Non, ce fut même très difficile. Même les Autrichiens ne voulaient pas financer. Mais c’est bien que nous n’ayons pas eu des moyens plus importants. Ca nous a permis de ne pas faire un film à la L’Odyssée de Pi.
La musique joue un rôle essentiel dans le film…
En fait, il y a trois voix dans ce film : celle de la femme, celle de Bach et celle du silence. La musique est à l’image des moyens du film. Pas d’orchestre, pas de philharmonie. Quelque chose de plus brut, plus épuré.
Comment a été accueilli le film dans votre pays ?
Depuis septembre, il a fait 400’000 entrées en Allemagne et, en Autriche, il a reçu le prix du plus gros succès. Et il continue à très bien marcher en Allemagne avec des salles pleines sur un réseau d’une quarantaine de copies.
Propos recueillis par Franck Bortelle
[Visuel : Martina Gedeck. 4 janvier 2009. Travail personnel de Smalltown Boy. Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported license]
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