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    Citizen Jobs – au 104

    4 février 2015
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    evenement_407_rond

    Citizen Jobs

    De Jean François Peyret

    Mise en scène de Nicky Rieti

    Avec Jos Houben

    Du 3 au 15 mars 2015

    Tarif : 20€
    Tarif réduit : 15€
    Tarif abonnés/adhérents : 12€

    Réservations en ligne, par tél. au 01 53 35 50 00 ou sur place

    CentQuatre-Paris
    5, rue Curial
    75019 Paris
    M° Riquet ou Stalingrad

    www.104.fr

    Défunt gourou d’Apple, Steve Jobs a été l’un des acteurs technologiques majeurs du 20e siècle. Pour disséquer le mythe de la pomme, Jean-François Peyret met en scène Jos Houben, dans une pièce jouant du format de la “keynote”. Tour à tour hippie, entrepreneur prophétique, boss colérique, designer raffiné, celui-ci se glisse avec un plaisir non dissimulé dans la peau de cet acteur d’exception qu’était aussi le citoyen Jobs.

    Cherchez la pomme. Et observez-là comme un autre Rosebud, cette vraie-fausse clef de Citizen Kane. Chez Jean-François Peyret, le J. de Jobs, Steve de son prénom, le défunt guide-gourou d’Apple, fait écho au K. de Charles Foster Kane. Si la créature de Welles incarnait l’Amérique de la presse, Jobs serait sa propre créature, un produit dérivé du numérique.

    Dans la pomme de cristal adoptée par Jobs, Peyret a vu se décliner les mythes d’une sainte écriture américaine. Celle de l’accomplissement personnel. Passent le bricoleur dans son garage, le hippie cherchant la vérité en Inde, l’entrepreneur prophétique rebondissant malgré les échecs, le boss colérique, le designer raffiné dopé au Bauhaus, le milliardaire secret.
             
    Celui qu’il nomme tantôt le “Che de la Silicon Valley” et tantôt le “James Dean” manie comme nul autre l’art du marketing. Il est une star du music-hall vidéo-planétaire. Un acteur dosant habilement le suspense des keynotes.
    De quoi susciter la curiosité d’un autre acteur, Jos Houben, maître de l’art du rire, qui accompagnait déjà Peyret dans cet autre tome de la légende américaine, le Walden de Citizen Thoreau – un texte de référence pour Jobs. Entre Jos et Jobs, nul risque de confusion, pas l’ombre d’une incarnation projetée dans le flux d’un biopic théâtral, mais l’élaboration d’un geste juste pour une geste nourrie par l’art critique du comédien, la mise en route d’une machine-corps exceptionnelle, qui vient en quelque sorte, prendre l’homme à la pomme par le travers, à l’abordage.

    [Source texte : communiqué de presse]

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