Avignon OFF 2017 : à découvrir aussi…
|
Discours à la nation D’Ascanio Celestini Mise en scène de Michel Bruzat Avec Charlotte Adrien Du 7 au 30 juillet 2017 à 13h20- Relâches : 10, 17, 24 juillet Tarifs :Abonné13 € Réservation par tél. au 04 90 82 20 47 Théâtre des Carmes Contrepoint De Yan Raballand Avec Evguénia Chtchelkova, Aurélien Le Glaunec, Yan Raballand à 12h30 : du 7 au 28 juillet – Relâches : 12, 19, 24 juillet Tarifs :Abonné10 € Réservation par tél. au Durée : 45 minutes Théâtre Golovine Je t’aime à l’italienne De Octavio de la Roza Avec Octavio de la Roza, Camilla Colella, Alessandra Berti Du 7 au 30 juillet à 20h45 – Relâches : 11, 18, 25 juillet Tarifs : Abonné15 € Réservation par tél. au 04 90 85 00 80 Durée : 60min Théâtre du Balcon Parallèles De Abderzak Houmi Avec Julia Flot, Sophie Lozzi Du 7 au 29 juillet à 17h00 Tarifs : Réservation par tél. au 04 90 86 47 81 Durée : 55 minutes FABRIK THÉÂTRE |
Du 7 au 30 juillet 2017 Le Discours à la nation d’Ascanio Celestini Cinéaste et auteur, Ascanio Celestini s’inscrit dans le courant du théâtre narratif italien. Artiste engagé tendance anarchiste, ses œuvres évoquent les rapports entre les classes sociales que la société de consommation semble avoir lissés. Michel Bruzat met en scène, au théâtre des Carmes, un de ses textes, le Discours à la nation. Cette fois-ci, le narrateur se met dans la peau d’un puissant de notre temps. Avec un cynisme inouï, il nous entraine, par le biais de fables, dans son univers, sa logique. Apôtre d’une loi du marché poussée à son paroxysme, il prend à témoin le public, provocateur et méprisant. Fiction et actualité s’entrecroisent dans ce texte qui explique les rouages du nouveau contrat social des sociétés occidentales. Dans le rôle de ce prince de l’oligarchie économique, Charlotte Adrien virevolte, lumineuse et sombre. D’un style souverain, elle passe avec aisance de la démonstration façon parabole à la provocation et débite, avec l’élégance de la classe dirigeante, un texte sans concession avec le système. Œuvre d’un homme révolté, Le Discours à la nation ouvre des pistes de réflexion sur la situation économique et politique de nos sociétés.
Passionné par la musique classique et particulièrement par l’œuvre de J.S. Bach, Yan Raballand crée sa compagnie en 2002 et la nomme Contrepoint. Contrepoint, c’est aussi le nom de sa dernière pièce présentée au théâtre Golovine d’Avignon. Contrepoint est composé de deux parties. Dans la première, le chorégraphe et une danseuse exécutent un pas de deux extrêmement sophistiqué. Comme animé par un mouvement perpétuel, les deux artistes s’ignorent puis se répondent, dansant la même variation, parallèlement ou symétriquement. Les gestes sont précis, les regards, complices. La seconde partie s’ouvre sur la phrase sybilline du compositeur Paul Dukas « Le contrepoint ? Là, sans doute, se trouve l’avenir ». Cette fois-ci, trois danseurs prennent place sur scène. Chacun interprète sa variation dans une dynamique de gestes souples et d’entrelacements audacieux. Yan Raballand applique, à la chorégraphie, la technique contrapontique où l’œuvre résulte de variations différentes qui dialoguent entre elles. Pour emmener les danseurs dans un univers actuel, Yan Raballand a choisi, plutôt que la musique du 17ème siècle, les accords électroniques de Max Richter. Je ne sais pas si la phrase de P Dukas est prémonitoire mais la pièce de Yan Raballand est un moment à ne pas rater dans ce festival.
Ancien soliste du Béjart ballet Lausanne, Octavio de la Roza monte sa compagnie en 2008. Après Voulez-vous danser Gainsbourg l’an dernier, il est de retour cette année à Avignon avec Je t’aime à l’italienne. Un vespa au milieu de la scène, un couple en plein ébat… Le ton est donné. Pour Octavio de la Roza, l’Italie est joyeuse, chaleureuse et… coquine. Je t’aime à l’italienne met en scène un homme et deux femmes dans un tourbillon de variations chorégraphiées sur les titres du groupe Musica nuda. On retrouve les influences de la gestuelle de Maurice Béjart dont Octavio de la Roza fut pendant l’un des interprètes. Ses deux danseuses – l’épouse et la maîtresse ? – se coulent dans leur rôle avec piquant. Scènes d’amour – passionné – de jalousie, cela fait très cliché. Sensualité, joie de vivre, énergie communicative, c’est ce que le chorégraphe qui vit depuis peu en Italie avec femme et enfant, a voulu nous faire partager. Et cela donne un joyeux divertissement qui donne envie de prendre un aller simple pour Rome. Parallèles de Abderzak Houmi
Stéphanie Nègre A découvrir sur Artistik Rezo : [Photo 1 : © Ascanio Celestini / Photo 2 : © Jean-Louis Fernandez] |
Articles liés

“Carnets du Sous-sol” : L’adaptation captivante de l’œuvre de Dostoïevski à la Comédie Saint-Michel
Une adaptation des Carnets du Sous-sol, un seul-en-scène sans filtre, du pur Dostoïevski, démesuré et jouissif. C’est un homme d’une quarantaine d’années, pétri d’amour-propre et de ressentiment, vivant depuis trop longtemps seul dans son “sous-sol, qui sort exceptionnellement de...

Alix Logiaco vous fait découvrir son dernier album au Studio de l’Ermitage le 18 février !
Le Studio de l’Ermitage accueille Alix Logiaco, son trio et ses invités à l’occasion de la sortie de son dernier album “From Sand To Land” À propos de l’album From Sand To Land Alix Logiaco Trio a sorti, le...

“Le Bal des voleurs”, une comédie familiale à ne pas manquer au Funambule
Trois voleurs maladroits se déguisent pour piéger une riche lady… Mais le destin va en décider autrement. Une comédie familiale et déjantée pleine de péripéties rocambolesques, de danses effrénées et de transformations de personnages ! Trois voleurs peu dégourdis,...

Contrepoint de Yan Raballand
Artiste associé au théâtre de l’Agora, scène nationale d’Evry, Abderzak Houmi poursuit son travail avec sa propre compagnie créée en 2005, X-press, basée à Joué-les-Tours. Ses créations se situent à l’interface du Hip Hop et de la danse contemporaine, tel Parallèles, présenté cette année au festival.



