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    Lecture : récits d’Arménie – Centre Wallonie-Bruxelles

    19 septembre 2018
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    Dans le cadre du Festival Francophonie Métissée, les deux comédiens proposeront un parcours dans la littérature arménienne, depuis le Vème siècle jusqu’à nos jours. Les extraits seront lus en français et en arménien.  

    La terre arménienne, qui a porté parmi les plus « absolues tragédies » de l’Histoire et qui porte naturellement à l’exaltation mystique, ne pouvait pas échapper à l’écriture.

    L’âge d’or de cette écriture, au V siècle après J.-C., est celui des historiens qui n’hésitent pas à poétiser le réel. L’incomparable Krikor  Naragatsi, moine du Xe siècle, en appelle sans cesse à Dieu lui-même, et ses prières sont celles d’un Sisyphe miné par le sens de l’échec et les défaillances de l’âme.

    Plus humain encore et plus ordinaire, cinq siècles plus tard, c’est Nahapet Koutchak, le prêtre tiraillé par l’enchantement et par les exigences de sa vocation, qui sera lu.

    Et comme la littérature française à son La Fontaine, les lettres arméniennes ont Toumanian, qui puise dans la vie ordinaire du peuple arménien tout ce qu’il faut pour parler de l’homme même, lui qui a connu les deuils personnels et ceux de toute une nation en 1915.

    Des auteurs de la république soviétique, on peut retenir Aksel Bakounts, dont l’écriture à une profondeur mystérieuse et le flamboyant Yeriché Tcharents. Tous deux ont disparu lors des purges staliniennes de 1937. Cette même république se clôt avec les ultimes poèmes de Paraouïr Sevak, écrivant avec l’intuition qu’une révolution de la vérité est à faire ou à venir. L’indépendance politique de l’Arménie devait forcément conduire ces écrivains les plus grands à prendre le contre-pied des formes compassées ou passéistes des règles soviétiques, telle Violetta Krikorian, pour qui la poésie n’est pas à vendre ou Marine Petrossian, miniaturiste de l’intime infini des choses.

    En France, Marc Nichanian, philosophe et écrivain, conduit une réflexion continue depuis plusieurs décennies sur le génocide dans ses rapports à l’écriture.

    [Source : communiqué de presse]

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