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« La possibilité d’un relief » : découvrez le travail de Sirine Ammar à la Galerie du Crous du 8 au 18 mai !

Orianne JOUY 9 mai 2019
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Inspiré par des villes comme Athènes ou Tunis, le travail de Sirine Ammar s’articule autour de photographies d’architectures vernaculaires, de territoires urbains en transition, d’abris et de mobiliers temporaires.

La possibilité d’un relief
L’artiste s’interroge sur l’espace en trois dimensions et ses complexités visuelles en associant des gestes techniques à des expérimentations plastiques : découpes de photographies et sculptures aplaties font dialoguer des fragments du réel et des formes décoratives, parfois domestiques, sur les murs et le sol de l’espace d’exposition.

Le mélange de différents matériaux – bois, plâtre, béton… – et d’images insuffle du volume dans la planéité des formes. Une fois agencées en une multitude de reliefs, ces compositions font disparaître les paysages dont elles sont pourtant le support. Chaque manipulation de la matière révèle des modelés, des creux et des saillies, des ombres et des lumières qui se manifestent en une fresque monumentale dans laquelle entaille, haut-relief et bas-relief se mêlent.

L’espace est transformé en un intérieur propice aux allées et venues, où les œuvres trompe-l’œil sont des camouflages et chaque motif créé est une image abstraite. Il en va de même pour les assises conçues par l’artiste ; si les chaises semblent être des sculptures, elles ont davantage le rôle de fragments, d’archives qui permettent de documenter la disparition de l’image à travers la matière.

Sirine Ammar vit et travaille à Paris. Elle a obtenu son DNSAP à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2017. Son travail a notamment été présenté à la galerie L’Inlassable, au DOC lors de l’exposition”Process in situ” en 2016 et, plus récemment, à l’espace Arondit.

Également exposée à la Villa Belleville l’année dernière, elle a, par ailleurs, été invitée à créer une œuvre in situ dans le cadre du Festival d’Histoire de l’Art (INHA) au Château de Fontainebleau la même année. Amatrice de collaborations, elle a mené trois projets curatoriaux dont “Deplace emplace” au Point Éphémère en 2017 et “Plant Form” en 2018,  aux côtés de Morgane Porcheron, un projet en deux temps qui s’est déployé sur deux  espaces d’exposition, puisant ses origines dans la flore des milieux urbains.

“Trouvant souvent mes appuis dans l’image, je m’intéresse aux constructions temporaires, en transition, entre passé et présent, présent et futur… Entre le palpable et l’impalpable. Aujourd’hui, mes sculptures s’aplatissent et mes photographies s’épaississent dans un jeu perpétuel où des fragments du réel défient les formes abstraites.”

Vernissage de l’exposition le jeudi 9 mai de 18h à 21h

[source : communiqué de presse]

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