Ayo sort “I’ll be right here” en duo avec Keziah Jones, pour la réédition de son album Royal
Ayo par Sophie Koella
À l’occasion de la réédition de son album sortant le 12 novembre prochain, Ayo et Keziah Jones se rassemblent autour du magnifique “I’ll be right here”, une bonne occasion de remettre en avant Royal. C’est bien par sa beauté que l’album se distingue, par un haut niveau mélodique et émotionnel auquel il est difficile de résister.
A l’origine, Ayo devait enregistrer un album de reprises de ses propres chansons, de « Down on my Knees » à « Help is Coming ». À quelques jours de la session, elle fait marche arrière : « J’avais le sentiment d’avoir plus à donner que de vieilles chansons. Je ne voyais pas l’intérêt de ce disque même si j’adore mes premiers albums. » Ce qu’elle a à offrir, c’est ce que l’on entend dans Royal. Des mélodies simples, qui vont droit au cœur, un timbre affirmé, un sens du rythme lancinant. « J’ai envoyé de nouvelles chansons et tout s’est mis naturellement en place dès les premiers jours de studio, naturels et chaleureux. » A la production, le guitariste Freddy Koella, que l’on a vu jouer pour, excusez du peu, Bob Dylan ou Willy Deville. Derrière le micro, concentrée sur sa voix, Ayo. « Moi qui étais la fille à la guitare, j’utilise cet instrument uniquement sur le titre « Fix Me Up ». Si les autres morceaux ont été composées à la guitare, je voulais avoir la liberté physique de ne pas jouer en chantant. Car ma voix est un instrument. »
Cette voix, elle l’a trouvée dans tous les sens du terme. D’abord parce qu’à 39 ans, Ayo a mûri. Elle en vécu, des scènes et des studios, des passages euphoriques comme dépressifs. La naissance de ses enfants a affirmé sa place dans le monde, son désir de se consacrer entièrement à la musique, telle qu’elle l’entend depuis ses débuts. « Avant, je craignais de ne pas être aimée. Je voulais qu’on apprécie mon travail, j’étais timorée, peu confiante… Aujourd’hui, je suis entièrement Ayo. J’ai davantage confiance en moi, cela s’entend dans la manière dont je chante. » Et dans l’inspiration enthousiaste de morceaux comme la pop folky de « Rest Assured » ou le groovy « Like the Ocean » – sans oublier « Royal », une ballade où l’acoustique sonne au plus près des cœurs. Quand elle chante, « I’m In Love », sur des rythmiques jamaïcaines, on tombe également amoureux… Tout comme sur la déclaration « Beautiful », dont l’entrelacement de la mandoline et des rythmiques en font un enthousiasmant hymne de pop jazzy.

Royal est à la fois un nouveau départ et un retour aux sources, guidé par la foi instinctive d’Ayo. « Mon inspiration principale, c’est Dieu, explique-t-elle. Mais pas du point de vue théologique. Allah, Yaveh, Bouddha, Jah… Quel que soit son nom, il a toujours été là, avant l’invention des religions. La lumière, tout ce qui apporte la foi et l’amour, c’est Dieu. » De quoi affronter un monde parfois trop cruel. En résulte un disque qui cherche la sérénité, qui cultive la possibilité d’être qui on veut, d’où l’on vienne.
[Source communiqué de presse]
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