0 Shares 2653 Views

    Angelika Markul – Terre de départ – Palais de Tokyo

    14 janvier 2014
    2653 Vues
    Angelika Markul - Terre de départ - Palais de Tokyo

    Angelika Markul – Terre de départ

    Du 14 février au 12 mai 2014
    De midi à minuit tous les jours, sauf le mardi
    Fermeture annuelle le 1er mai 

    Vernissage le jeudi 13 février 2014

    Plein tarif : 10€ // Tarif réduit : 8€ (moins de 26 ans, famille nombreuse, enseignants, étudiants, séniors) // Gratuité : moins de 18 ans, demandeurs d’emploi, bénéficiaires des minimas sociaux, Ministère de la Culture et de la Communication, ICOM, IKT, journalistes, bénéficiaires du minimum vieillesse, personnes en situation de handicap & accompagnateur (sur présentation de justificatifs datant de moins de trois mois)

    Palais de Tokyo
    13, avenue du Président Wilson
    75116 Paris
    M° Alma-Marceau

    www.palaisdetokyo.com

    Angel ika Markul - Terre de départ - Palais de TokyoDu 14 février au 12 mai 2014

    Lauréate du Prix SAM pour l’art contemporain 2012 pour son projet « Bambi à Tchernobyl », Angelika Markul expose, au Palais de Tokyo, un corpus d’œuvres récentes et inédites.

    « Depuis le début des années 2000, Angel ika Markul met en place un corpus d’œuvres sombres et puissantes, dessinant une cartographie de l’humanité jusque dans ses territoires les plus reculés. Le temps, la mémoire, l’Homme et la nature sont autant de fils directeurs pour cette artiste qui s’intéresse particulièrement aux paysages peu banals et ravagés. N’hésitant pas à aller tourner ses films là où la mort a frappé et où le danger menace encore (Fukushima, Tchernobyl, Bagdad…), elle croise dans ses films l’actualité de catastrophes naturelles ou imputables à l’homme, avec des questionnements immémoriaux. À l’occasion de sa première exposition personnelle d’envergure en France, Angel ika Markul présente un ensemble d’œuvres récentes, voire inédites. » (Daria de Beauvais, commissaire de l’exposition.

    « Terre de départ », titre de cette exposition, fait référence à une croyance des Indiens du Chili selon laquelle l’Homme ne fait que passer sur Terre avant de se diriger vers les étoiles. L’exposition est faite d’installations et de films, alternant la confrontation avec des œuvres empreintes de violence puis de pauses, des instants de contemplation et de repli sur soi.

    Bambi à Tchernobyl, 2013-2014

    Installation ayant comme point de départ la catastrophe de Tchernobyl, Bambi à Tchernobyl souhaite entamer une conversation avec le temps, la mémoire, l’extinction des choses et leur renaissance.

    Devenu zone interdite depuis l’accident nucléaire de 1986, la nature a repris ses droits sur le site : une faune et une flore exubérantes s’y développent et envahissent peu à peu les ruines d’un monde fui par les hommes. Angel ika Markul entend montrer les ruines, les traces architecturales et industrielles d’un passé en suspens. L’artiste fait le portrait d’un monde onirique, entre réalité et fiction faisant écho aux peurs enfantines. Le compositeur Franck Krawczyk a imaginé une création originale inspirée du thème et de la musique du dessin animé Bambi (1942) qui accompagne l’installation d’Angelika Markul.

    Bambi à Tchernobyl a reçu le Prix SAM pour l ’art contemporain 2012.

    Pièce du silence, 2013-2014

    Installation dont des murs de l’espace d’exposition sont recouverts de plaques sombres, enserrées dans des cadres métalliques remplis de matières minérales ou organiques. La lumière indirecte projetée par des tubes fluorescents cachés au visiteur contribue à produire une sensation d’immersion totale, faisant pénétrer ce dernier dans un espace de pause muette, une parenthèse sonore et mentale.

    Gorge du Diable, 2013-2014

    Tournée aux chutes d’Iguaçu (à la frontière de l’Argentine, du Brésil et du Paraguay), l’installation se compose d’une double vidéo projetée sur 2 écrans évoquant la dimension sauvage et terrifiante du site. Le mouvement perpétuel qui l’anime renvoie aux obsessions de l’artiste : le passage du temps, la fuite et l’effacement des traces mémorielles et matérielles.

    Au centre de ces projections, un sol surélevé expose, comme recrachés par les flots, des éléments organiques qui semblent figés. Pour Angelika Markul , la force de destruction des chutes d’Iguaçu apparaît comme l’image sublime et effrayante d’un temps qui balaye et oublie, une gorge sans fond qui avale et qui digère.

    400 milliards de planètes, 2014

    L’artiste montre les rouages d’un des télescopes de l’observatoire du Cerro Paranal, implanté dans le désert chilien, l’un des plus grands au monde. Nous ne voyons que le mouvement de la machine, nos repères se trouvent ainsi brouillés. À travers les images qui nous sont données à voir, il est difficile de deviner la fonction de l’appareil. La perte de sens est d’autant plus grande que nous regardons le mécanisme d’un appareil qui sert à voir, sans voir ce qu’il regarde.

    400 milliards de planètes est une installation vidéo inédite.

    L’exposition d’Angelika Markul s’accompagne de la publ ication d’un catalogue édité par VVZ et fait partie de la « Partie 1 de L’Etat du ciel », programmation en trois temps du Palais de Tokyo pour l’année 2014.

    A découvrir sur Artistik Rezo : 
    – les expositions les plus attendues en 2014 à Paris

    [Visuel : Angelika Markul, Bambi à Tchernobyl, 2013, Installation vidéo, musique de Franck Krawczyk, Vue d’installation, Muzeum Sztuki, Łódź (Pologne). Courtesy Galerie Suzanne Tarasieve, Paris et Galeria Leto, Varsovie. Photo : Bartosz Górka.]

    En ce moment

    Articles liés

    Madame Arthur salue Adèle du 04 au 14 juin !
    Agenda
    26 vues

    Madame Arthur salue Adèle du 04 au 14 juin !

    Bienvenue chez Madame Arthur, cabaret travesti ouvert depuis 1946, au cœur de Pigalle et au pied de la butte Montmartre. Entrez dès maintenant dans notre univers décadent, mêlant musique live et spectacle piquant ! Début juin, l’été se profile...

    Les Mesnographies 2026 : le festival international de photographie revient du 6 juin au 19 juillet aux Mesnuls
    Agenda
    60 vues

    Les Mesnographies 2026 : le festival international de photographie revient du 6 juin au 19 juillet aux Mesnuls

    Les Mesnographies, festival photo créé par Claire Pathé, célèbre sa 6e édition en 2026. En plein air et gratuit, il se déroulera du 6 juin au 19 juillet 2026 aux Mesnuls (78) et présentera 22 artistes de 15 nationalités...

    Dans le cadre du partenariat entre Sèvres et l’ADIAF, Ivàn Argote expose “Mala Hierba” à la Galerie de Sèvres
    Agenda
    63 vues

    Dans le cadre du partenariat entre Sèvres et l’ADIAF, Ivàn Argote expose “Mala Hierba” à la Galerie de Sèvres

    Après deux années de résidence à la Manufacture nationale de Sèvres, l’artiste Iván Argote présente à la Galerie de Sèvres, du 12 juin au 25 juillet 2026, ses créations dans le cadre du partenariat entre Sèvres et l’ADIAF. Fruit...