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Cárdenas, Mon ombre après minuit – Maison de l’Amérique latine à partir du 1er septembre

1 septembre 2020
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Agustín Cárdenas avec Mon ombre après minuit, 1963. Bois polychrome, 245x120 cm. Atelier de Meudon © Pierre Golendorf

La Maison de l’Amérique latine à Paris est heureuse d’annoncer sa réouverture le mardi 1er septembre 2020 avec son exposition dédiée à l’œuvre graphique de l’artiste cubain Agustín Cárdenas.

Si l’artiste cubain est internationalement reconnu comme l’un des grands sculpteurs du XXe siècle, on sait moins qu’il est aussi un immense peintre et dessinateur, comme l’était Giacometti, avec la même recherche obsessionnelle de la vérité mystérieuse de la forme. C’est ce que la Maison de l’Amérique latine souhaite montrer avec l’exposition Mon ombre après minuit ainsi intitulée d’après une sculpture noire et blanche, en bois et plus tard en bronze, de Cárdenas, visant à désenclaver* le dessin et la peinture de l’artiste.

1-Sans titre [signé 1976].
Gouache et encre sur papier, 67×48 cm
2-Sans titre [signé 1970].
Gouache et aquarelle sur papier, 64,5×50 cm

Toute sa vie, Cárdenas n’aura de cesse de dessiner, inlassablement, souvent spontanément, sur toutes sortes de supports. C’est ce que s’attache à démontrer l’exposition au travers d’une centaine de dessins, gouaches, peintures et quelques sculptures – dont Mon ombre après minuit –, réalisés pour l’essentiel à Paris, où l’artiste cubain résida à partir de 1955.

Comme l’œuvre sculpturale, cet ensemble dessiné, parfois peint, témoigne d’un imaginaire sensuel et flamboyant, d’une vision poétique du monde tantôt dramatique, tantôt teintée d’humour. On y retrouve les thèmes de prédilection de l’artiste, avec des variations infinies autour de la femme, le couple, la famille, la mère et l’enfant, l’amour et la nature. Cet ensemble forme avec les sculptures, sans solution de continuité, ce qu’on pourrait appeler le « grand Art » de Cárdenas, celui d’une variété étincelante de formes et de couleurs qui se nourrissent et se répondent mutuellement.

*au sens où Yves Bonnefoy écrivait : “Notre modernité critique a désenclavé le dessin. Elle ne le réduit plus aux préliminaires d’une image chargée d’un sens. Elle l’aime pour ce qu’il est, tracé inabouti autant que pensée…” (La beauté dès le premier jour. Yves Bonnefoy. 2009, William Blake & Co. éditeur).

[Source : communiqué de presse]

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