David Kakabadzé – Musée Maillol
|
David Kakabadzé au Musée Maillol Du 17 septembre au 15 février 2015 Tarifs : de 11€ à 13€ Réservation en ligne Musée Maillol |
Du 17 septembre au 15 février 2015
David Kakabadzé, est un artiste avant-gardiste géorgien, peintre, dessinateur, décorateur de théâtre et de cinéma, théoricien de l’art et inventeur. Il est l’un des premiers peintres géorgiens qui contribua au rapprochement de l’art géorgien avec le mouvement moderniste international. Parallèlement à ses études d’histoire naturelle à l’université de Saint-Pétersbourg, il continue son instruction dans l’atelier de Dmitriev-Kavkazski. Cet enseignement scientifique renforce sa réflexion rationnelle et lui permet de s’affirmer en tant que théoricien, savant, peintre et artiste. À Saint-Pétersbourg, il s’intéresse aux tendances modernes de l’art. En 1919, il part pour Paris. Au coeur de la civilisation, il perçoit l’époque qu’il nomme “une époque de machinisme et de cinématographie”. Il continue en France ses expériences modernistes et expérimente le cubisme, le futurisme et l’abstraction. En 1921 il est l’un des premiers peintres à créer une série d’œuvres abstraites en utilisant des formes organiques, embryonnaires et biomorphiques. Il étudie les techniques du cinéma, crée une installation cinématographique et reçoit des brevets de différents pays (France, Grande-Bretagne, Danemark, etc). Il matérialise son intérêt pour l’effet de la 3D avec des collages en utilisant la technique de la détrempe, le métal, les lentilles optiques et les ampoules électriques. Le reflet des matériaux optiques crée ainsi l’effet tridimensionnel recherché, ce qui en 1920 était une nouveauté très intéressante. En 1926 à New York, au Musée Brooklyn, la Société Anonyme de Katherine Dreier, Marcel Duchamp et Man Ray organise une exposition mondiale d’art moderne, où étaient présentées 16 aquarelles (1921) de David Kakabadzé et son unique sculpture Z – poisson transpercé (1925). Parmi 1 020 oeuvres de la collection d’art moderne de l’université de Yale, on trouve les chefs-d’oeuvre de l’avant-garde, de Mondrian, Gabo, Kandinsky, Duchamp, Man Ray, Brancusi, Pevsner, Boccioni, Moholy Nagy, Malevitch ainsi que 16 aquarelles (1921) de David Kakabadzé. Sa sculpture Z – poisson transpercé fait partie de l’exposition permanente. Kakabadzé travaille également comme peintre au théâtre et au cinéma, et poursuit simultanément des recherches sur la conservation des monuments architecturaux géorgiens. Grâce à cette entreprise, des photographies, puis des films documentaires sont réalisés sur les monuments géorgiens. Mais le gouvernement soviétique n’étant pas favorable à cette initiative, tous ces documents furent détruits. À son retour en Géorgie, David Kakabadzé est nommé recteur et professeur à l’Académie des arts de Tbilissi. En 1940, accusé de formalisme, il est exilé et ses créations interdites. Il n’a alors plus la possibilité de travailler ni comme peintre, ni comme enseignant ou savant, ni même comme professeur de français. [crédit visuel : Autoportrait – 1917, 108 x 80 cm, Huile sur toile, métal, Tbilissi, Fondation David Kakabadzé] |
Articles liés

Ce week-end à Paris… du 6 au 8 février
Art, spectacle vivant, cinéma, musique, ce week-end sera placé sous le signe de la culture ! Pour vous accompagner au mieux, l’équipe Artistik Rezo a sélectionné des événements à ne pas manquer ces prochains jours ! Vendredi 6 février...

L’Athénée présente une soirée cabaret sur le thème des Sept Péchés Capitaux
Amies de longue date, la mezzo-soprano Fleur Barron et la soprano Axelle Fanyo se retrouvent à l’Athénée pour une soirée dédiée au cabaret, sur le thème des sept péchés capitaux. A leurs côtés, le pianiste Julius Drake, habitué des...

Le spectacle musical “Brassens, l’amour des mots” à retrouver à La Scène Libre
Georges Brassens revient sur scène. Pas pour raconter sa vie, mais pour nous ouvrir la porte de son atelier intérieur : un lieu de liberté, d’humour, de poésie et de fraternité, où les mots se cherchent, se heurtent, se répondent et...





